Lundi matin, Vincent Roberti, numéro 2 du Comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2030, a été désigné pour assurer l'intérim le temps de trouver un successeur à Edgar Grospiron, qui a démissionné jeudi de la présidence, emporté par une grave crise de gouvernance.
"Le président Grospiron a pris ses responsabilités. Et il a décidé (...), suite aux tensions de gouvernance qui ont vu le jour ces derniers mois, qu'il était temps d'apporter un nouveau leadership, une nouvelle présidence pour le comité d'organisation", a déclaré Pierre-Olivier Beckers, président de la commission de coordination des JO-2030 au sein du Comité international olympique (CIO), lors d'un point presse à Lyon.
Pour le remplacer, il n'y a "pas de date butoir", "il faut prendre son temps sans en perdre et s'assurer qu'on trouve la bonne personne", a-t-il ajouté.
Venue de Lausanne, cette délégation d'une trentaine de personnes doit inspecter pendant trois jours les sites qui accueilleront les épreuves de glace en 2030, après le rapatriement en catastrophe depuis Nice de ce pôle.
"Nous sommes face à un projet complexe, très complexe, et le temps nous est compté. (...) J'espère que les candidatures pourront être analysées rapidement", a également déclaré M. Beckers.
"Nous sommes dans les temps, il y a évidemment beaucoup de travail qui attend le comité d'organisation, il ne faut pas traîner, le CIO est à ses côtés" a-t-il ajouté.
"Le Cojop a réalisé la quasi-totalité des priorités, des chantiers qui étaient les siens pour le premier semestre 2026 et nous pouvons aujourd'hui, de manière résolue, basculer vers cette nouvelle étape de planification opérationnelle", a-t-il encore détaillé, assurant avoir "confiance".
"Je peux vous assurer que jusqu'à présent, comme c'était le cas pour Paris 2024, j'ai eu très peu de coups de gueule à donner, et mon rôle s'est plutôt cantonné à être un chien de berger", a souligné Pierre-Olivier Beckers.
"La visite de la commission de coordination cette semaine a entre autres pour but de valider de manière définitive la répartition des sports et des disciplines sur les différents sites qui ont été retenus à Lyon", a-t-il résumé.
Un total de 75 matches de hockey, 150 rencontres de curling, 16 sessions de patinage artistique et 9 épreuves de short-track – sans oublier le patinage artistique synchronisé, toute nouvelle discipline olympique – doivent ainsi trouver un point de chute dans les différentes infrastructures de la capitale des Gaules ou de ses environs.
