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Monchi, un directeur sportif star pour faire de l'Espanyol un candidat à l'Europe

Monchi
MonchiJOAQUIN CORCHERO / SPAIN DPPI / DPPI VIA AFP

Directeur sportif de l'Espanyol, Monchi est aux commandes du mercato perico. S'il manque encore des éléments dans le secteur offensif, l'Andalou a été satisfait du match contre Levante (3-0). Samedi, c'est le Real Madrid qui sera au RCDE Stadium pour jauger l'état de l'effectif qu'il bâtit aux côtés de l'entraîneur Manolo González.

La carrière de dirigeant de Monchi n'est plus à présenter. Le roi des plus-values à Séville dont il fut le gardien de 1989 à 2000 avant d'en devenir l'exceptionnel directeur sportif (2000-2017 puis 2019-2023). Passé par les bureaux de la Roma (2017-2019) et d'Aston Villa (2023-2025), l'Andalou est désormais le responsable du sportif à l'Espanyol

Le club perico sort d'une saison mitigée où, après un très bon début, les résultats ont chuté et le maintien a été validé tard. Pour le nouveau propriétaire Alan Page, inutile de tout déranger : Manolo González est resté sur le banc tandis que Monchi est en charge du recrutement. 

Un mercato quasi bouclé

Recruter malin et pour pas cher : le genre de défi qui a fait la réputation de Monchi. Dans une interview accordée à Marca après la victoire contre Levante (3-0) en ouverture du championnat, il a évoqué la fin du mercato estival tandis qu'il reste des postes à compléter : "je préfère prendre mon temps pour que le résultat cadre à 100%. Selon moi, la plus grosse erreur qu'un directeur sportif puisse commettre est de recruter des joueurs qui ne correspondent pas au profil recherché par l'entraîneur. J'ai fait beaucoup de ces erreurs par le passé et j'essaie maintenant d'en tirer des leçons". 

Pour l'heure, l'Espanyol a payé la clause d'Álex Calatrava (Castellón) et a obtenu en prêt Quilindschy Hartman (Burnley), Gabriel Moscardo (PSG), Unai Núñez (Celta) et Vanja Drkusic (Zenit). Le premier est ailier droit, tandis que les quatre autres viennent renforcer la défense. Les Pericos sont à la recherche d'au moins un ailier, d'un milieu polyvalent et d'un attaquant pour pallier l'absence sur blessure de Kike García, un 9 à l'ancienne, du genre qui déploie ses ailes dans le museau des défenseurs. 

Trois noms sont dans l'air ces derniers jours : Bryan Zaragoza qui revient d'une blessure au genou et de plusieurs prêts infructueux (Osasuna, Celta, Roma) depuis qu'il a signé au Bayern en 2024, Ilias Akhomach (Villarreal) et le Français Issiaka Kamaté (Inter). 

Affronter le Real Madrid aussi tôt dans la saison n'est pas forcément un mauvais timing car la préparation de l'Espanyol n'est pas au même point que celui du club merengue. Or démarrer fort n'est pas une alternative quand le maintien s'est joué à la différence de buts particulière entre trois équipes à 42 points. "Nous avons un match très difficile samedi contre l'une des meilleures équipes du monde, mais nous l'aborderons avec l'intention d'utiliser nos points forts, de bien nous préparer et d'essayer de rivaliser au plus haut niveau afin que les trois points restent ici à Barcelone", a expliqué Monchi. Et ce qu'il a vu contre Levante lui a plu : "je suis satisfait car nous avons vu une équipe avec une structure de jeu très claire, qui savait ce qu'elle voulait faire à chaque instant, et très solide défensivement. Nous nous sommes créé de nombreuses occasions, et les remplaçants ont apporté leur contribution".

L'Andalou ne veut pas s'avancer sur l'état de l'effectif espanyoliste par rapport à celui de la semaine dernière et il demande du temps pour évaluer son travail qui dépendra principalement du classement du club dans neuf mois. Le résultat de samedi pourrait déjà donner une première note.