"Je confirme avoir saisi le CNOSF mercredi 12 août dans la soirée pour engager une procédure de conciliation", a indiqué à l'AFP l'avocat du club de basket, Me Xavier Lecerf-Galle.
L'objectif de cette saisine est l'obtention d'un réexamen rapide de l'admission du club champion de France en titre au championnat professionnel élite.
Selon l'avocat, cette réunion de conciliation devrait avoir lieu en présentiel ou par visioconférence "dans le courant de la semaine prochaine".
Elle réunira un conciliateur spécialiste du droit du CNOSF, des représentants de la fédération (FFBB), de la Ligue et du club, dont son avocat.
Le dossier défendu sera celui mené par l'investisseur américain Jamal Mashburn, ancien joueur de NBA reconverti dans les affaires, qui n'avait pas été "en mesure de produire les documents sollicités dans les délais impartis" le 30 juillet dernier devant la chambre d'appel de la fédération. Laquelle avait confirmé l'interdiction pour le club d'engager une équipe en championnat professionnel.
Cette annonce officielle de saisine du CNOSF induit que le gouvernement monégasque, très pointilleux sur la capacité du repreneur potentiel du club à tenir ses engagements financiers (5 millions d'apport direct, 5 millions minimum durant la saison, selon différentes sources très proches du dossier), à garantir un éventuel passif futur et à justifier l'origine des fonds, a, pour sa part, validé le projet.
Dans un récent communiqué transmis à l'AFP, le gouvernement précisait que "la Principauté avait consenti des efforts pour libérer le club de ses dettes".
Or, le 10 juillet dernier, devant le tribunal de commerce de Monaco, le mandataire judiciaire chargé d'examiner les comptes du club avait indiqué que le passif s'élevait à plus de huit millions d'euros, auxquels s'ajoutent 16 millions avancés par la Société nationale de financement du gouvernement (SNF) depuis début 2026 pour assurer le fonctionnement du club.
Le club sera donc apuré des 24 millions de dettes.
Toujours selon une source proche du dossier, le consortium Helen Holdings, fonds d'investissement de Mashburn, deviendrait alors propriétaire de 97 % des 16 000 actions du club, les 3 % restants étant réservées pour l'association et les membres du conseil d'administration du club.
