Milan - San Remo : Tadej Pogacar seul au monde sur la Primavera ?

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Milan - San Remo : Tadej Pogacar seul au monde sur la Primavera ?
Tadej Pogacar, 7 victoires en 2023
Tadej Pogacar, 7 victoires en 2023
Profimedia
Impérial depuis le début de saison, Tadej Pogacar sera le grandissime favori de Milan-San Remo, premier Monument de la saison. Néanmoins, la liste des prétendants est consistante, à commencer par Wout van Aert, Mathieu van der Poel et Julian Alaphilippe.

Tadej Pogacar : *****

Vainqueur du Tour d'Andalousie avec 3 étapes et de Paris-Nice avec également 3 étapes, le Slovène est sur une autre planète depuis le début de saison. En ajoutant la modeste Clásica Jaén, il a déjà levé les bras à 7 reprises en 2023. La pancarte d'immense favori est donc pour lui. 

"Pogi" aura à son service une équipe très solide : Tim Wellens (qui remplace Davide Formolo, malade), Diego Ulissi, Matteo Trentin, Alessandro Covi, Domen Novak et Felix Grosschartner. 

"Je connais assez bien les routes, je n'habite pas très loin (il est résident monégasque, ndlr) et parfois à l'entraînement je peux aller au Poggio et le monter, a-t-il déclaré sur le site officiel de Team UAE-Emirates. J'ai imaginé de nombreux scénarios dans ma tête sur la façon dont la course peut se dérouler. Mais c'est imprévisible et c'est certainement l'une des courses les plus difficiles à gagner". 

Wout van Aert : ***

Forfait sur les Strade Bianche, le Belge, après une grosse saison de cyclo-cross, a repris la route sur Tirreno-Adriatico où il est resté dans l'ombre de Primoz Roglic, vainqueur de la course des deux mers avec 3 étapes dans la musette. 

On a vu WVA à terre lors de la 4e étape après un accrochage avec Tom Pidcock, vainqueur des Strade Bianche et forfait pour le premier Monument de la saison, et à l'attaque lors de la 6e. Après avoir perdu plusieurs jours d'entraînement après un virus, le vainqueur de l'édition 2020 paraît dans une forme ascendante.

Mathieu van der Poel : ***

Quand WVA est là, MVDP n'est jamais loin. Le champion du monde de cyclo-cross n'a pas été flamboyant sur route depuis le début de saison et même s'il ne s'est jamais imposé sur la Via Roma, il se rapproche sérieusement des fleurs, après une 5e place en 2021 et une 3e en 2022. 

Alpecin-Deceuninck ne fait pas le voyage en Italie à vide puisqu'elle aura trois cartes à jouer. Outre van der Poel, Jasper Philipsen et Soren Kragh Andersen sont alignés. En cas d'arrivée groupée, Philipsen serait un sacré client au sprint, à condition de passer le Poggio. 

Arnaud de Lie : ***

À 21 ans, le Taureau wallon montre déjà qu'il a l'étoffe des meilleurs. Le fils d'agriculteur qui perfectionne sa condition physique avec les travaux de la ferme a gagné la Clàssica Comunitat Valenciana et deux étapes de l'Étoile de Bessèges cette saison. Il a également terminé 2e du Het Nieuwsblad et 7e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Sprinteur-puncheur, le Belge est un solide outsider qui pourrait profiter du marquage entre cadors pour s'illustrer. Néanmoins, il est novice sur Milan-San Remo, ce qui pourrait se révéler préjuciable tant la course est longue et très nerveuse sur la fin, notamment dans la descente du Poggio et de la Cipressa. 

Mads Pedersen : ***

Le champion du monde 2019 a remporté la 2e étape de Paris-Nice, ce qui le place parmi les candidats à la victoire. Sixième de la Primavera l'an dernier pour sa première participation, le Danois de la Trek-Segafredo a montré qu'il était capable de basculer du Poggio parmi les meilleurs. 

Jasper Philipsen : ***

À l'image de Laporte, le sprinteur néerlandais est un leader-bis au sein d'Alpecin-Deceuninck si van der Poel était trop court. Pour lui, il faudra attendre sagement le Poggio et espérer avoir les bonnes jambes pour basculer avec les favoris. Vainqueur de deux étapes de Tirreno-Adriatico, il a la pointe de vitesse de circonstance en cas d'arrivée groupée. 

Matej Mohoric : **

Le tenant du titre féru de nouveau matériel avait surpris tout le monde l'année dernière. Cette fois-ci, il sera marqué d'un peu plus près. Impressionnant dans les descentes où il est capable de prendre des risques furieux pour s'extirper d'un groupe, le Slovène est apparu en bonne forme sur les Strade Bianche (6e) et Kuurne-Bruxelles-Kuurne (3e). 

Matej Mohoric, vainqueur en 2022
Profimedia

Biniam Girmay : **

Le vainqueur de Gand-Wevelgem l'an dernier a certes gagné la première étape de la Volta a la Comunitat Valenciana mais il semble encore sur la retenue. Lui-même s'avoue ne pas être encore à 100% et ce n'est pas le finale de Milan-Turin où il n'a pas été en mesure de disputer ses chances après avoir perdu le contact dans le dernier kilomètre avant d'être enfermé qui a pu le rassurer. Néanmoins, l'Érythréen, 12e l'an dernier, peut profiter des circonstances pour l'emporter en petit comité.

"C’est l’un des grands objectifs pour moi et l’équipe, a-t-il dit dans les colonnes du Het Laatste Nieuws. C’est une course imprévisible. C’est le Monument le plus facile à gagner et en même temps c’est très difficile. Vous ne pouvez pas dire à l’avance que vous devez appliquer cette tactique ou une autre". 

Michal Kwiatkowski : **

Moins on pense à lui plus il est capable d'une grande journée. Le Polonais sera le leader d'INEOS-Grenadiers en l'absence de Tom Pidcock et sa victoire en 2017 suffit à démontrer qu'il fait toujours partie des solides outsiders. Le vainqueur de l'Amstel Gold Race 2022 est un habitué du Top 20, même si les Ardennaises sont son terrain d'expression privilégié. 

Peter Sagan : *

On a toujours envie de croire en un revival de "Peto" qui n'a jamais remporté la Classicissima. Ses meilleures années sont évidemment derrière lui et il n'a pas donné une impression de légèreté sur les Strade Bianche. Mais même si son dernier Monument, Paris-Roubaix, remonte à 2018, son sens aigu de la course pourrait lui permettre de s'économiser avant de tenter un coup de force. Pour TotalEnergies, ce serait aussi un formidable succès. 

"Cette course demeure compliquée à gagner, mais heureusement, j’ai encore une chance samedi, a-t-il estimé auprès de l'agence Belga. Est-ce que je peux gagner ? Nous verrons. Cela dépend du déroulement de la journée et de ma forme du jour. Tout peut arriver, on ne sait jamais".

Les Français

Christophe Laporte : ***

Meilleur coureur français en 2022, médaillé d'argent aux Mondiaux, Laporte est bien plus qu'un équipier de luxe pour van Aert... même si c'est aussi son principal problème pour jouer sa carte personnelle. Troisième du Het Nieuwsblad après avoir largement contribué à la victoire de son nouveau coéquipier Dylan van Baarle, l'ancien stagiaire de La Pomme-Marseille a pris une épaisseur certaine au sein de la Team Jumbo-Visma, au point qu'il est devenu l'un des leaders de cette dream team sur les courses d'un jour. Puissant et capable de s'imposer au sprint, il a les aptitudes nécessaires pour surprendre la concurrence. 

Julian Alaphilippe : **

Lui l'assure, il retrouve sa meilleure forme. Sa victoire sur la Faun-Ardèche Classic a montré qu'il avait de victoires après une année 2022 particulièrement rude. Cependant, à la loyale, "Loulou" semble un bon temps en dessous du reste de la meute des favoris. Mais on parle d'un coursieur redoutable, brillant tacticien qui sent la course et qui a déjà gagné la Primavera, en 2019. Si Remco Evenepoel ne sera pas présent, la Soudal-Quick Step alignera une équipe de premier ordre avec Florian Sénéchal, Tim Declercq, Yves Lampaert, Dries Devenyns, Davide Ballerini et Kasper Asgreen.

Benoît Cosnefroy : **

Sans Greg van Avermaet, forfait de dernière minute, AG2R-Citroen jouera à fond la carte Cosnefroy, 15e en 2022. Cruel deuxième de l'Amstel Gold Race, 2e de la Flèche brabançonne et vainqueur du GP de Québec, le puncheur a le profil du coureur venu jouer les trouble-fête.

Arnaud Démare : *

Cette fois-ci, il n'aura pas à partager avec David Gaudu comme ce fut le cas sur Paris-Nice. Vainqueur en 2016, le sprinteur picard sera le leader de la Groupama-FDJ et même s'il semble loin des tout meilleurs, cette position d'outsider lui avait sourit il y a 7 ans. Il sera notamment épaulé par Kevin Geniets, Rudy Molard et Quentin Pacher qui, en fonction des circonstances, pourront jouer leur propre partitions.