Revivez les moments forts de la rencontre
L’aura de Marcelo Bielsa a porté un groupe uruguayen sans repères ni talent pour faire la différence au plus haut niveau. La phase de qualification n’a pas été particulièrement brillante et les doutes autour de la sélection avant le Mondial étaient plus que justifiés.
La présence de Muslera dans les cages uruguayennes explique en partie le problème du groupe sud-américain. Le manque d’alternatives à l’un des postes les plus importants du football moderne, surtout dans une compétition où tant de gardiens se sont montrés décisifs, est l’un des soucis de l’Uruguay, mais pas le seul.
L’absence de références offensives dans une sélection qui a déjà compté, en même temps, Suárez et Cavani, raconte une autre partie de l’histoire de l’Uruguay actuel. Au milieu de la léthargie d’une équipe sans arguments, où il faut aussi pointer du doigt Bielsa lui-même, c’est Maxi Araújo qui se distingue.
Source d’énergie et d’inspiration
Le latéral du Sporting est la seule bonne nouvelle de l’équipe, qui a concédé un match nul (1-1 et 2-2) lors des deux premiers matchs de la phase de groupes et devra désormais franchir un cap face à l’Espagne pour continuer à rêver de qualification.
Maxi ne s’est pas contenté d’être le leader motivationnel de la sélection charrua, avec son énergie et son agressivité parfois poussées à l’extrême. Il s’est aussi illustré là où cela compte le plus : au moment de conclure.

Le gaucher a marqué lors des deux rencontres du Mondial et est devenu le premier joueur du Sporting à inscrire deux buts lors d’une phase finale de Coupe du Monde depuis Islam Slimani, en 2014.
Plus encore, Maxi a été directement impliqué dans tous les buts de l’Uruguay dans ce Mondial, puisqu’il a également délivré une passe décisive pour le but de Canobbio face au Cap-Vert.

Dans une sélection en manque de talent offensif, c’est l’intensité de Maxi qui représente la principale menace de l’équipe de Marcelo Bielsa, qui a modifié son attaque d’un match à l’autre et laissé Darwin Núñez sur le banc. Le vétéran Suárez, disponible après son retour en sélection, n’a pas été retenu dans la liste finale et a applaudi, depuis les tribunes, le but de l’ancien joueur de Toluca lors de la deuxième journée.
Le fait de se distinguer dans une sélection qui est, pour l’instant, l’une des déceptions du tournoi peut toutefois être une mauvaise nouvelle pour les supporters du Sporting.
Après avoir brillé en Ligue des champions et attiré l’attention de plusieurs grands clubs européens, Maxi, estimé à 33,3 millions d’euros par Flashscore, n’est pas assuré de poursuivre une troisième saison à Alvalade.
"Je ne peux rien promettre car on ne sait jamais, je suis très heureux (au Sporting)", a-t-il déclaré en zone mixte après la rencontre face au Cap-Vert.

Après avoir inscrit le but de l’Uruguay lors du nul face à l’Arabie Saoudite, Maxi Araújo a été l’homme du match contre le Cap-Vert, avec une note de 8.3 sur Flashscore, après avoir dominé la sélection uruguayenne dans les statistiques suivantes : touches dans la surface adverse (10), passes clés (3) et buts attendus (0,93).

Pour espérer se qualifier pour les huitièmes de finale, l’Uruguay devra encore compter sur le meilleur Maxi Araújo face à l’Espagne. Mais comme lors des deux dernières journées, le gaucher ne devrait pas suffire à sauver un pays qui manque cruellement de créativité.
Peut-être que Rodrigo Zalazar, auteur de 23 buts et huit passes décisives cette saison avec le SC Braga et déjà signé au Sporting, pourra apporter cette contribution, puisqu’il n’a même pas encore fait ses débuts au Mondial 2026.
La Coupe du monde 2026 se déroulera du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le tournoi réunira 48 sélections et se jouera dans 16 stades modernes.
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