L'odeur des trophées fait toujours autant d'effet au PSG. Même sans guère de jours d'entraînement après des vacances post-Coupe du monde fort méritées, le double champion d'Europe a soulevé sa deuxième SuperCoupe d'Europe consécutive, cette fois contre Aston Villa (2-1). Sur feu doux lors des amicaux, Khvicha Kvaratskhelia est monté à ébullition contre les Villans, histoire de se replacer avec fracas dans la course au Ballon d'or.
Quelques jours plus tard, Lens aura-t-il une chance de remporter le Trophée des champions ? Comme souvent, ce match entre le vainqueur du championnat et celui de la Coupe est un vrai casse-tête et la désignation de Bollaert par tirage au sort a fait enrager les supporters parisiens par rapport à la quantité trop faible de places disponibles. Mais vu les difficultés, pour manier l'euphémisme, rencontrées ces dernières saisons, ce système de la pièce en l'air a au moins le mérite de faciliter l'organisation, sans partir dans des contrées lointaines où la Ligue 1 ne prendra jamais (si elle pouvait déjà prendre en France au niveau des abonnements à Ligue 1+, ce serait déjà pas mal...).
Vainqueurs de la Como Cup grâce à une victoire contre Villarreal en finale (3-1), les Sang-et-Or ont affronté Sunderland en double confrontation la même journée (4-1, 0-2) en guise de dernier galop d'essai. Successeur de Pierre Sage, Dino Töppmoller semble convaincre, d'autant qu'il a pu travailler avec un groupe qui a peu évolué cet été et récemment renforcé par l'arrivée en pointe de Franjo Ivanovic. Tout paraît réuni pour conserver cet enthousiasme qui a permis aux Artésiens d'enfin remporter la Coupe, même si le départ de Malang Sarr et la blessure de Samson Baidoo dépeuplent la défense.
"On a hâte de commencer la vraie compétition, a affirmé Toppmöller. On sait que le PSG est favori, ils ont dominé toute l’Europe pendant deux ans. Après leur match de mercredi, tout le monde a bien vu qu’ils étaient prêts, comme tous les champions. On va jouer contre une super équipe, mais il faut montrer qu’on a peur de personne. Il faudra bien gérer entre les moments de pressing et les moments où l’on défendra un peu plus bas, car c’est une équipe à qui il ne faut pas donner d’espaces".
Comme à son habitude, Luis Enrique n'a surtout pas galvaudé la qualité de l'adversaire. "On va jouer l'un des matchs les plus difficiles à l'extérieur, a-t-il estimé en conférence de presse, samedi. Lens a fait un très bon championnat et a gagné la Coupe de France. On sait que c'est dur de jouer à Bollaert mais on est prêt à ce moment de la saison, même s'il n'y a pas la condition physique".
Ce Trophée des Champions pourrait déjà donner un aperçu de quelques pistes de travail. Dans l'hypothèse d'un départ de Bradley Barcola et avec les arrivées de Ferran Torres et de Mika Godts, des évolutions tactiques devraient avoir lieu. On pense plus particulièrement à Maghnès Akliouche, aligné en faux 9 contre Aston Villa, dans un rôle où il peut faire valoir sa polyvalence et sa capacité à échanger les rôles avec les ailiers ou à incarner un meneur de jeu dans un 4-3-3.
Avec l'Asturien, le PSG n'a jamais été aussi armé pour jouer sur tous les tableaux avec la même ambition, ce qui se traduit par des résultats exceptionnels : "j'ai de bons profils de joueurs, la direction sportive et le club cherchent à trouver des joueurs qui s'adaptent le mieux à ce que nous voulons".
Et ce que Luis Enrique veut, c'est simple : tout gagner, encore une fois.
