L'info avait fuité dans la journée du jeudi 20 août 2026 via le média néerlandais Wielerflits : Julian Alaphilippe, sous contrat avec la formation Tudor Pro Cycling Team jusqu'en 2027, envisageait de ne pas aller jusque-là et de s'arrêter en fin de saison 2026. Visiblement, c'était plus profond que cela. L'Équipe a finalement renchéri dans la soirée : "Loulou" prend sa retraite immédiatement.
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Une carrière qui a sans doute basculé en avril 2022, sur Liège-Bastogne-Liège, lors d'une énorme chute qui a occasionné notamment un pneumothorax, et le début de la fin. Certes, il a regagné (sept fois), mais depuis cette date, le cœur n'y était plus.
On entendait plus son nom dans la case extrasportive, avec les accusations de son désormais ex-patron Patrick Lefevere selon lesquelles "Alaf" était un noceur invétéré. Mais surtout, on avait perdu ce coureur racé, offensif, qui pouvait vous faire lever du canapé peu importe la course, peu importe la saison.
C'est sans doute pour cela que la surprise était totale quand il a quitté sa Soudal Quick-Step de toujours fin 2024 pour signer trois ans avec la formation suisse. Déjà, à ce moment-là, on attendait une retraite.
Alors oui, il y a eu ce succès retentissant (qui restera donc son 45e et dernier) en septembre dernier sur le Grand Prix de Québec, mais ce n'était qu'une éclaircie entre les averses. Lui, l'ancien double champion du monde, ne pouvait pas devenir un homme de coups. Pourtant, il l'était déjà.
2024 aurait été la bonne date pour s'arrêter. Cela nous aurait épargné de le voir lâché d'une échappée dans une côte de 4e catégorie sur le dernier Tour de France. Pourtant, avant la Grande Boucle, il clamait sur ses réseaux "still hungry". Posture de façade ? Cette retraite donne la réponse.
Reste une question à laquelle il est sans doute trop tôt pour répondre : ces cinq dernières saisons après le climax de son doublé mondial entacheront-elles sa légende ?
