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La FFF exprime de "très vives inquiétudes" concernant des investisseurs privés à la FIFA

La FFF exprime de "très vives inquiétudes" concernant des investisseurs privés à la FIFA
La FFF exprime de "très vives inquiétudes" concernant des investisseurs privés à la FIFAPhoto par CHARLY TRIBALLEAU / AFP

La Fédération française de football (FFF) a exprimé ses "très vives inquiétudes" mercredi au sujet du projet de la Fifa d'attirer des investisseurs privés via la création d'une société commerciale, qui laisse craindre une refonte massive du système actuel.

La FFF a partagé "ses interrogations et ses très vives inquiétudes" dans un communiqué publié dans la soirée, où il "appelle un processus d'information, de concertation et de décision approfondi totalement transparent", des conditions "qui ne sont pas aujourd'hui réunies".

Plus tôt dans la journée, le président de la FFF Philippe Diallo a regretté l'opacité du projet de la Fifa qu'il a découvert mardi, quand l'instance mondiale du foot a révélé ses plans par la voie d'un communiqué de presse.

"Nous avons découvert à travers un communiqué de presse un projet très important sur lequel nous n'avons aucun détail. Et qui (...) soulève beaucoup d'interrogations sans que les membres que nous sommes, fédérations, n'aient pu être associés et ne disposent d'aucun élément particulier pour se prononcer sur des sujets qui sont, évidemment, fondamentaux pour l'avenir du football", a déploré le dirigeant sur la radio France Inter.

Au cours de la journée de mercredi, la Fédération anglaise, les conférations européenne (UEFA) et d'Amérique du nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (Concacaf), de même que l'Union européenne et le Premier ministre britannique Andy Burnham, ont aussi partagé leurs inquiétudes.

La Fifa a annoncé vouloir créer une société, la Fifa Forward Enterprise (FEE), afin de gérer ses activités commerciales, l'organisation de ses tournois et d'attirer des investisseurs extérieurs, promettant une manne de dix milliards de dollars pour financer le développement du football.

Sans se joindre aux virulentes critiques formulées ces derniers jours à l'égard du président de la Fifa Gianni Infantino, Diallo a expliqué lui avoir fait part "de la nécessité d'une relation plus exigeante en termes de processus de décision, en termes d'orientation sur le football".

"Parce que nous découvrons malheureusement parfois un certain nombre de décisions sans y avoir été associés et sans avoir pu véritablement donner notre avis sur ces orientations", a-t-il indiqué. Philippe Diallo s'est notamment dit "pas fan des pauses fraîcheur parce que ça change la nature du jeu".

"Il y a des choses sur lesquelles il faudra certainement revenir, discuter avec peut-être des processus de décision un peu plus transparents dans lesquels des nations comme la France, qui est une des grandes nations de football, soient plus impliquée", a-t-il poursuivi.

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