Des médias argentins ont rapporté que des agents du FBI avaient retenu le président de l'AFA Claudio Tapia, et d'autres dirigeants à l'aéroport JFK de New York, avant qu'ils ne montent à bord d'un vol transportant l'équipe d'Argentine, et saisi leurs téléphones et ordinateurs.
Selon la presse locale, ils auraient en outre été cités à comparaître fin juillet dans le cadre d'une enquête de la justice américaine sur des contrats internationaux de l'AFA.
La Fédération a qualifié dans un communiqué "d'absolument faux d'affirmer que Claudio Tapia ou (le trésorier) Pablo Toviggino ont été cités à témoigner par la justice des Etats-Unis. Il est également faux de prétendre que leurs téléphones portables ou tout autre appareil électronique ont été saisis".
"Que des mensonges", a commenté à l'AFP une source de la Fédération.
Contacté par l'AFP, le FBI s'est pour sa part refusé à tout commentaire.
L'AFA reconnait en revanche dans son communiqué qu'une citation a été émise par le tribunal du district sud de Floride, visant "un tiers, à qui il est demandé de comparaître devant un grand jury, et présenter d'éventuels documents et communications liés à différentes personnes, parmi lesquelles des responsables" de la Fédération.
En mai, le quotidien La Nación avait rapporté que la justice américaine enquêtait sur des mouvements de comptes, en Floride et à Washington, liés à des entreprises proches de l'AFA.
La Fédération est l'objet de plusieurs enquêtes en Argentine : une pour des faits présumés de blanchiment d'argent, qui lui a valu une perquisition en décembre, ainsi que plusieurs clubs de première division.
Une autre pour évasion fiscale, qui a valu en mars à Claudio Tapia, et à quatre autres dirigeants de l'AFA, une mise en examen.
Les relations sont tendues depuis longtemps entre Claudio Tapia, homme fort du football argentin à la tête de la fédération depuis 2017, un dirigeant au passé syndical, et l'exécutif du président ultralibéral Javier Milei.
Tapia, encore auréolé du sacre mondial de 2022, est par exemple foncièrement hostile à une idée chère a Milei : transformer les clubs argentins de football, traditionnellement des associations de "socios" (membres), en sociétés anonymes sportives ouvertes aux capitaux étrangers.
