"J'aime bien être dramatique et dire que je reviens des enfers parce que j'ai vécu des moments de crises dans ma carrière", a affirmé la sprinteuse de 25 ans, vice-championne olympique à Paris avant de connaître un été 2025 quasi vierge. "J'avais l'impression d'être dans une cage, en étant incapable de courir vite après les JO en raison des blessures alors que j'avais beaucoup de choses à montrer."
"Dans mon groupe d'entraînement (au Texas) il y a des filles comme (les hurdleuses américaines) Tia Jones et Rayniah Jones qui répondent toujours présentes quand on les attend. J'ai la chance de m'entraîner avec elles, je savais que je pouvais montrer moi aussi que j'étais performante mais je n'arrivais pas à l'exprimer", a-t-elle ajouté.
"C'était très frustrant, parce qu'on veut toujours faire les choses parfaitement, on veut toujours plus, mais parfois il faut accepter de ralentir", a-t-elle encore affirmé.
La page des galères semble désormais tournée pour Cyréna Samba-Mayela, qui a enchaîné les chronos solides ces dernières semaines, avec notamment un 100 m haies bouclé en 12 sec 50 la semaine dernière au Texas. Elle retrouvera dimanche le public français à Charléty, pour sa première course en France depuis les Jeux.
"Je pense que je suis sur la bonne voie pour retrouver mon niveau, et j'espère aller encore plus vite", a assuré "CSM", dont le record de France (12.31) date de sa victoire aux championnats d'Europe à Rome en juin 2024, titre qu'elle remettra en jeu en août à Birmingham.
"Je pense que j'ai encore des petits détails à mettre en place car j'ai perdu beaucoup de repères et d'automatismes sur les haies, mais je sens que ça se met en place et que mon pic de forme arrive", a-t-elle assuré, soulignant la concurrence forte dans sa discipline cette saison.
"Mon objectif principal reste de défendre mon titre européen à Birmingham", a-t-elle rappelé. Pour l'instant, seule la Néerlandaise Nadine Visser (12.47) a couru plus vite qu'elle cette année parmi les hurdleuses européennes.
