La campagne de Ligue des champions du HBC Nantes était jusqu'ici de belle facture. Une phase de poule globalement de qualité, une qualification flamboyante en barrages : de quoi envisager d'aller chercher une deuxième participation consécutive au Final Four. Mais l'obstacle sur cette route était de taille : Barcelone, lauréat notamment en 2021, 2022 et 2024.
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Un match que les Nantais abordaient sur la pointe des pieds, désireux de ne pas se livrer trop tôt. Ils se concentraient sur la défense, d'autant qu'en attaque, ils rencontraient souvent les montants. Aleix Gómez menait l'attaque pour le Barça, mais le H donnait le change, jusqu'au moment où un certain Emil Nielsen montait en température, et les Nantais ne tenaient déjà plus que par un fil après 15 minutes (8-10).
Logique malheureusement respectée
Mais les locaux faisaient leur maximum pour ne pas courir trop loin du score, notamment en trouvant un Nicolas Tournat toujours impactant au cœur du jeu. Et comme Ivan Pesic gratifiait la salle de quelques parades, le H était toujours juste derrière. Sauf qu'au moment de revenir, il y avait toujours un Barcelonais pour sortir l'action juste en attaque, mais à la pause, même si les Nantais étaient menés, tous les espoirs étaient permis (18-19).
D'autant qu'un certain Dika Mem ne revenait pas sur la pelouse, vraisemblablement touché. Nantes parvenait rapidement à égaliser, la bataille devenait royale, mais il revenait sur la pelouse, et cela coïncidait avec le moment où les Barcelonais produisaient une accélération meurtrière, collaient un 4-0 aux locaux et mettaient la main sur le match. À 15 minutes de la fin, Nantes était encore juste (24-26).
Le moment était mal choisi pour tomber en panne d'essence. Nantes ne trouvait plus les solutions offensivement parlant, et quand Thibaud Briet prenait (logiquement) un carton rouge, l'affaire semblait scellée. Pas de quoi faire renoncer le H, qui continuait d'attaquer courageusement la défense catalane, tenant le choc à coup de jets de 7 mètres, mais Emil Nielsen ressortait du bois au meilleur moment.
30-32, logique : Barcelone reste un géant du handball européen. Certes, l'écart de deux buts n'est, sur le papier, pas rédhibitoire, mais aller gagner à Barcelone, ce que le H n'a jamais réussi à faire dans son histoire, relève de l'utopie. Le Final Four vient-il de se dérober ce soir ?
