Le temps n'a pas le temps pour le temps. Surtout pour le PSG. L'été dernier, à peine les agapes du premier titre européen refermées, la très dispensable Coupe du monde des clubs avait animé l'été. Après la deuxième étoile, c'est le Mondial à 48 équipes achevé le 19 juillet qui a raccourci les vacances et la Supercoupe d'Europe, trophée placé de manière absurde dans le calendrier (les vainqueurs de la C1 et la C3 en 2025-2026 qui s'affrontent en 2026-2027, sérieusement, un peu de cohérence s'il vous plaît...), arrive encore beaucoup trop tôt.
Tout le monde est là et l'ambition est intacte
Après Tottenham, c'est Aston Villa qui se présente et le PSG n'a pas vraiment de bases sur lesquelles s'appuyer. Sèchement battu à Majorque (3-0) puis tenu en échec à Göteborg contre Manchester United (1-1), il n'a évidemment pas pu faire jouer une bonne partie de ses mondialistes. Un joueur a retenu l'attention : Ilya Zabarnyi. Seul Parisien avec Lucas Beraldo à avoir disputé l'intégralité des deux matches, le défenseur central ukrainien n'a clairement pas montré une grande sérénité alors qu'il a disputé l'intégralité de la préparation estivale. Si la composition de la défense contre Majorque pouvait expliquer une prestation en demi-teinte mais, cette fois avec Willian Pacho en charnière, il n'a pas remonté le curseur.
Luis Enrique a enregistré de nombreux retours de vacances : Fabián Ruiz, les six Bleus et Achraf Hakimi. Si le champion du monde espagnol ne devrait pas être aligné, Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Warren Zaïre-Emery sont attendus tandis que Bradley Barcola, malade ces derniers jours, devrait être préservé au coup d'envoi. Cela a laissé les U19 présents lors des amicaux sur le carreau et aucun n'est du voyage à Salzbourg.
En revanche, les Portugais (Nuno Mendes, Joao Neves, Vitinha), ainsi que Marquinhos et Willian Pacho sont déjà opérationnels et avec Beraldo, Senny Mayulu, Ibrahim Mbaye, buteur contre les Red Devils, et Khvicha Kvaratskhelia, le coach a largement de quoi faire une équipe titulaire qui tient la route contre les Villans, qui ont laissé un sacré souvenir aux joueurs qui avaient arraché leur place en demi-finale de la C1 en 2025.
"Je me souviens bien du match contre eux, c'était vraiment difficile, surtout la seconde mi-temps, a rappelé Vitinha en conférence de presse mardi. Il se passe beaucoup de choses en deux ans, mais c'est le même coach. On est conscient de la difficulté".
Cette première semaine de compétition, avec dans la foulée le Trophée des Champions contre Lens à Bollaert, doit perpétuer la moisson parisienne et permettre à Dembélé de marquer les esprits d'emblée, lui qui rêve d'un deuxième Ballon d'Or consécutif. Luis Enrique n'a pas dit le contraire en conférence de presse et il voit même déjà plus loin : le triplé en Ligue des Champions : "tout le monde pense qu'on peut gagner de nouveau mais il faut le montrer sur le terrain. On veut gagner. C'est difficile de voir une équipe gagner tout le temps, mais on est là". Passé juste avant lui, Marquinhos avait annoncé la couleur sur son coach dans un grand éclat de rire : "il est frais comme Kvara !". Ça promet déjà pour la suite.
