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Gianni Infantino mis en cause pour un cas de favoritisme présumé à l'UEFA

Gianni Infantino à Cali (Colombie) vendredi.
Gianni Infantino à Cali (Colombie) vendredi.REUTERS/Luisa Gonzalez

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fortement contesté depuis le retrait de son projet d'ouverture à des investissements privés fin juillet, fait l'objet d'accusations de favoritisme, du temps où il était à l'UEFA, selon un article du Telegraph.

D'après le quotidien britannique, l'Italo-Suisse, secrétaire général de la confédération européenne de 2009 à 2016, a usé de son pouvoir pour assurer la promotion d'une employée de l'UEFA avec laquelle il entretenait une relation intime. Selon cet article, publié vendredi soir, le dirigeant a catégoriquement démenti. Contacté ce samedi par l'AFP, un porte-parole de la FIFA n'avait pas donné suite.

Selon le Telegraph, qui ne cite pas ses sources, cette employée, après avoir été un temps promue à l'UEFA, a touché une "indemnité à six chiffres" validée par M. Infantino au moment de son départ – à une année non précisée –, en plus du paiement de frais de scolarité dans une école de commerce à hauteur d'environ 50 000 euros.

Contacté par l'AFP, l'UEFA a admis "qu'un paiement" avait été effectué à ce moment-là, "assorti du règlement des frais pour un cursus MBA dans une école de commerce locale". Mais "ce paiement était conforme aux règles alors en vigueur pour le personnel quittant l'organisation", a souligné l'UEFA.

Elle a toutefois ajouté que ces "règles" avaient "été durcies depuis 2016". "Et le règlement du personnel actuellement en vigueur (...) reflète ceux que l'on trouve dans une organisation moderne et de premier plan", a ajouté l'instance européenne.

Cité par le Telegraph, un porte-parole de la FIFA a lui affirmé que Gianni Infantino réfutait "fermement ces allégations", "catégoriquement fausses". "Toute insinuation de conduite inappropriée ou de violation de statuts ou de règlements est diffamatoire", et "aucun employé de l'UEFA et de la FIFA n'a jamais déposé de plainte concernant le comportement de M. Infantino, car il n'y a jamais eu d’incident impliquant ce dernier", a assuré la FIFA.

Gianni Infantino, candidat à sa succession en mars prochain, est embourbé dans une crise depuis la divulgation fin juillet de son projet controversé, et finalement abandonné, d'ouverture de la FIFA à des investisseurs privés.

Il est notamment contesté par l'UEFA, qui a maintenu jeudi sa menace de boycott des Coupes du monde, jugeant insuffisant le seul retrait du projet controversé.


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