Bien qu'ayant compté 5 buts d'avance, Laval n'ira pas en finale de Ligue des champions de futsal

Palma, le miracle
Palma, le miracleUEFA

Alors que Laval menait 6-1 avant la pause, Palma a fini par recoller avant de s'imposer aux tirs au but. L'Étoile est passée proche d'une grande première, mais n'ira pas en finale de la Ligue des champions de futsal.

L'heure de rentrer dans l'histoire pour l'Étoile Lavalloise, deuxième club français seulement à participer au Final Four de la Ligue des champions de futsal. Mais il allait falloir un exploit pour devenir le premier à voir la finale : battre Palma Fustal, soit tout simplement le triple tenant du titre. Le défi impossible ?

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En moins d'une minute, les Lavallois manquaient d'ouvrir le score sur une situation confuse. Le début de match était ouvert avec des occasions des deux côtés, mais c'est sur un exploit individuel que la marque allait s'ouvrir : Ouassini Guirio s'échappait sur la gauche et envoyait un missile ras du poteau. Laval était devant (6e) !

À peine une minute plus tard, Nelson Lutin lançait Souheil Mouhoudine, dont la frappe était repoussée sur… Lutin lui-même, qui doublait la mise. Les insulaires étaient sous l'eau, et encaissaient les coups. Les occasions de mener 3-0 étaient nombreuses pour l'Étoile, au point qu'on se demandait si les Lavallois n'allaient pas le regretter. Ce qui était en partie le cas quand Charuto poussait un ballon qui traînait au fond des filets (10e).

Le momentum s'inversait, et Charuto grattait un ballon pour lancer Manuel Piqueras, qui égalisait... avant d'être déjugé par la VAR. Le coup de fouet qu'il fallait à Laval, qui repartait au combat, et ne tardait pas à être récompensé sur un magnifique coup franc direct de Bilal Bakkali (13e). Puis Ouassini Guirio, sur un contre éclair, corsait déjà l'addition... avant de signer le triplé sur une offrande du portier adverse !

Quand Souheil Mouhoudine, en contre, signait le sixième but, on se frottait les yeux pour y croire. Certes, Fabinho adoucissait la note juste avant la pause, mais à mi-parcours, Laval menait 6-2, et ce n'était pas cher payé !

Tristesse infinie pour Laval

Il fallait toutefois s'attendre à voir les insulaires revenir en force. Une incompréhension en défense et Lucas Machado se jetait sur l'occasion pour revenir à trois longueurs. Et après un contre assez mal négocié sur lequel Guirio trouvait la barre de la tête, Deivão trouvait la faille et Laval commençait à trembler. 

Mais l'Étoile faisait bloc, et réussissait à faire tomber le rythme, et surtout, à repousser les tentatives. Alors qu'on pensait que le plus dur était passé, Fabinho ramenait l'écart à un but, avec 8 minutes à jouer, sur une frappe mal appréciée par la défense. Et ces 8 minutes allaient être longues pour Laval. Malheureusement, l'Étoile se liquéfiait et Guirio poussait Charuto dans la surface, Fabinho égalisant à quatre minutes du terme. 

L'Étoile faisait alors sortir le gardien pour initier une longue séquence de possession et arrêter la saignée. Cela portait ses fruits, et permettait d'aller en prolongation afin de tenter le tout pour le tout. Mais finalement, tout le monde reculait, fermait les écoutilles, et très vite, on comprenait ce à quoi on allait avoir droit : des tirs au but, comme dans la première demi-finale. Et il était temps qu'ils arrivent, car la tension montait plus que de raison. 

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Un exercice toujours simple en apparence, mais a fortiori en finale, le moindre échec est souvent fatal. Laval avait l'avantage de tirer en premier, faisait la course en tête, mais c'est Ouassini Guirio qui ratait le coche... en tant que 5e tireur. Manuel Piqueras ne laissait pas passer l'occasion, et Palma s'imposait 6-0 (5 TAB 4). Et Laval n'avait plus que ses yeux pour pleurer...