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Kvaratskhelia peut-il remporter le Ballon d'Or malgré son absence lors de la Coupe du monde ?

Khvicha Kvaratskhelia en action
Khvicha Kvaratskhelia en actionGIUSEPPE MAFFIA / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Après avoir suivi la Coupe du monde depuis son salon, Khvicha Kvaratskhelia s’apprête à entamer la nouvelle saison avec une énergie retrouvée. Meilleur joueur de la dernière Ligue des champions, il vise désormais le Ballon d'Or. Un trophée qui, depuis 22 ans, n’a plus été attribué à un joueur n’ayant pas disputé un tournoi mondial ou continental.

La Coupe du monde qui vient de s’achever a vu l’absence de plusieurs stars. Kvaratskhelia en faisait incontestablement partie. Avec 10 buts, six passes décisives et un impact décisif lors des phases à élimination directe de la dernière Ligue des champions, il a attiré tous les regards en Europe.

Une démonstration de classe, de justesse et d’efficacité, culminant avec six buts et trois passes décisives entre les huitièmes et la finale, où il a obtenu le pénalty ayant permis à Ousmane Dembele d’égaliser.

Arrivé plutôt émoussé pour le match décisif à Budapest, où il a tout de même été crucial, il a ressenti la fatigue d’un printemps triomphal, période durant laquelle il a été la plus grande star de l’univers façonné par Luis Enrique.

Stats de Kvaratskhelia en Ligue des champions la saison passée
Stats de Kvaratskhelia en Ligue des champions la saison passéeFlashscore

Désormais, avec la finale de la Supercoupe contre Aston Villa comme premier grand défi, il est le joueur le plus frais du PSG, champion d’Europe.

La raison est simple : le Géorgien a manqué l’événement planétaire qui a monopolisé l’attention pendant près d’un mois et demi. Il a évité les longs déplacements, les efforts épuisants et la chaleur étouffante qui a clairement pesé sur tous les participants.

À la place, il a passé son été à récupérer d’une saison éprouvante, avec un programme soigneusement planifié pour être immédiatement opérationnel pour l’entraîneur espagnol et prêt à attaquer un début de saison exigeant.

Dynamique

Dans la plus grande compétition européenne, « Kvara » trouve une motivation qui fait de lui une menace constante. Son baptême en Ligue des champions, il y a presque quatre ans, l’a vu briller sous le maillot du Naples.

Ce jour-là, la victime fut un solide Liverpool, battu 4-1 au stade Maradona, avec une passe décisive du Géorgien, qui a fait vivre un calvaire à Trent Alexander-Arnold et Joe Gomez. La philosophie des équipes britanniques met aussi en valeur sa capacité à créer la supériorité sur l’aile gauche, son point de départ favori.

Face aux Villans, il a également marqué lors du succès 3-1 du PSG à l’aller des huitièmes de finale de la Ligue des champions 2024/25, tandis que la saison passée, contre les Reds, il avait inscrit un but lors du 2-0 à l’aller et délivré une passe décisive lors du 2-0 au retour à Anfield. Et maintenant, avec ses partenaires d’attaque Dembele, Desire Doue et Bradley Barcola encore en manque de rythme, ce sera à lui de guider les Parisiens lors de la grande soirée à Salzbourg.

Pretendant

Désormais reconnu comme l’un des ailiers offensifs les plus excitants et efficaces, il porte l’étiquette de meilleur joueur de la dernière Ligue des champions. Ses 10 buts et six passes décisives, associés au sacre du PSG, l’ont placé sous le feu des projecteurs et ont confirmé son ascension.

Le défi le plus difficile reste désormais le Ballon d'Or, pour lequel il est logiquement en lice, même sans avoir disputé la Coupe du monde.

Ses concurrents, eux, sont tous des joueurs ayant participé cet été en Amérique du Nord. De Lionel Messi à Kylian Mbappe, en passant par Rodri, Lamine Yamal et Harry Kane. Ce que Kvara a accompli lors de la saison 2025/26 n’était pas seulement spectaculaire, mais aussi déterminant dans la conquête du plus grand trophée de clubs. Et si la Géorgie, modeste sélection, n’a pas décroché sa qualification pour la Coupe du monde, ce n’est certainement pas de sa faute.

Sur les traces de Sheva

Le rêve de Kvara est de marcher dans les pas d’Andriy Shevchenko, dernier joueur à avoir remporté le Ballon d'Or sans avoir disputé la Coupe du monde ou l’Euro l’année de son sacre. C’était en 2004, lorsque le joueur du Milan avait été récompensé pour avoir remporté la Serie A en terminant meilleur buteur du championnat. La dernière fois, donc, que la récompense est revenue à un athlète issu d’un pays où l’influence soviétique a été déterminante dans la culture sportive.

Né en 2001, Kvara reste l’héritier d’une tradition footballistique qui, dans les années 1970, a vu émerger le Dinamo Tbilissi, capable d’éliminer Liverpool dès le premier tour de la Coupe d’Europe 1979. Aujourd’hui, pourtant, pour les jurés du Ballon d'Or France Football, les compétitions de sélections nationales pèsent énormément dans l’évaluation finale.

Pourtant, dans le tournoi au plus large panel de participants, le joueur du Caucase a allumé le feu le plus éclatant et spectaculaire, décisif pour la victoire. Et qui sait, avec une performance aussi marquante dans les deux mois restants avant le vote, il pourrait bien faire tomber un tabou vieux de 22 ans.

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