Flashscore : Comment se passe ta vie à Saint-Malo, toi qui es arrivée après la CAN ?
Morgane Belkhiter : Je n'ai pas encore eu le temps de visiter la ville, je n'ai vu que le barrage entre Dinard et Saint-Malo, mais ça a l'air magnifique. C'est la Bretagne, et la Bretagne est belle.
Tu as donc manqué une partie de la préparation estivale. Comment s'est passée ton intégration ?
Je suis arrivée quasiment à la fin de la préparation, mais mon intégration s'est très bien déroulée. Le staff a tout fait pour me mettre dans les meilleures conditions, notamment en me présentant le projet de jeu. Les filles se connaissaient déjà après un mois et demi de travail en commun, avec des automatismes en place, mais tout le monde m'a aidée. Elles sont super sympas, et je me suis sentie bien intégrée.
Qu'est-ce qui t'a convaincue de rejoindre Saint-Malo, et que change le fait de jouer le maintien avec ce club, toi qui l'as déjà vécu ?
C'est d'abord un projet historique : le club accède pour la première fois de son histoire à la première division. Chaque match, chaque étape sera un moment historique et nous permettra d'entrer dans l'histoire du club, ce qui est une vraie source de motivation. L'objectif reste bien sûr le maintien, mais l'idée de marquer l'histoire d'un club m'a immédiatement séduite. J'ai connu des maintiens, mais aussi des descentes. En rejoignant Saint-Malo, je savais que nous allions jouer le maintien et qu'il faudrait nous battre avec nos armes. Cela ne me fait pas peur : je pense que nous en sommes capables.
Ce côté historique, le ressens-tu au quotidien ? Sens-tu un engouement autour de vous depuis votre arrivée en D1 ?
Bien sûr, surtout à Marville. Le public nous pousse à chaque match, on sent qu'il peut se passer quelque chose, et cela nous incite, presque inconsciemment, à nous surpasser. J'ai du mal à l'expliquer précisément, mais cette ferveur est une force qui va énormément nous aider. Avoir un public derrière soi est essentiel pour se dépasser et aller chercher des victoires.
On disait que Saint-Malo n'était pas vraiment prêt pour la D1, notamment en matière d'infrastructures. Le club s'investit-il suffisamment, par exemple en vous faisant effectuer le déplacement au Havre, sur deux jours ?
Nous en sommes toutes conscientes : nos conditions ne sont pas celles d'un club professionnel, c'est une tout autre réalité. Mais le club cherche à évoluer et à progresser. Nous sommes dans un apprentissage du haut niveau, et je pense que c'est une force. À nous aussi de nous appuyer sur l'ADN de l'US Saint-Malo pour aller chercher quelque chose cette saison. Pour le déplacement, nous avons fait environ 3h30 de route. D'habitude, il se fait le jour même, mais le club a choisi cette fois de l'étaler sur deux jours, ce qui est mieux pour nous. Comme je le disais, le club est en apprentissage, mais il est à l'écoute. Il sait que c'est la première ligue et s'efforce de nous placer dans de bonnes conditions pour bien préparer notre match, ce qui est important.
Qu'est-ce qui est différent à Saint-Malo de ce que tu as connu dans les clubs professionnels ?
Dans un club professionnel, on est habitué à avoir beaucoup de choses, on reste sur un certain confort, sur quelque chose d'acquis. À Saint-Malo, et ce n'est pas négatif, ce que je dis, chaque jour, on essaie d'aller chercher quelque chose. C'est un club qui est énormément à l'écoute et qui a envie d'avancer. On vient vraiment à Saint-Malo pour se battre. Chaque jour, on est là pour se battre pour quelque chose.
"Si je peux aider à faire avancer ou à améliorer les choses, je le ferai"
Je le comprends comme quelque chose de positif. Vous, les joueuses, portez au final tout le projet du club sur vos épaules, puisqu'il n'y a jamais eu de D1 avant.
C'est ça. Et les personnes qui nous suivent sont vraiment à fond avec nous, elles aiment venir nous voir jouer. Nous, nous sommes sur le terrain, et nous essayons de leur rendre cet élan.
Le club comptait-il aussi sur ton expérience de la D1 ?
Oui, j'ai beaucoup d'expérience, et j'essaie de la mettre au service de l'équipe, du staff et du club. Si je vois quelque chose que l'on peut améliorer grâce à mon vécu, j'en parle au staff, pour faire évoluer les choses et faire progresser l'équipe, le staff, le club. Je trouve que c'est important, et je pense qu'on peut s'appuyer sur moi, en tant que joueuse comme en tant que femme. Je suis quelqu'un de très accessible, et si je peux aider à faire avancer ou à améliorer les choses, je le ferai.
Tu es aussi une leader au quotidien dans le vestiaire. Cette responsabilité n'est-elle pas trop lourde à porter ? Te considères-tu comme une leader ?
Non, elle ne me pèse pas. Vu mon âge, les rôles s'inversent : j'ai moi aussi été à la place des plus jeunes, donc aujourd'hui, je sais ce que c'est. J'aime bien avoir ce rôle-là, parce que je le tiens naturellement. J'aime aider, j'aime donner des conseils, et je suis très bienveillante avec la plupart des gens. Inconsciemment, je vais prendre la parole, essayer de donner des conseils, d'aider, de trouver des solutions. Je suis dans la communication : j'ai toujours communiqué, pour qu'on se dise les choses et qu'on avance, sur le terrain comme en dehors. Donc oui, je pense être une leader : je communique beaucoup, j'essaie de donner des conseils, de m'entraider avec les autres. C'est ce qui me correspond aujourd'hui.
Plusieurs joueuses de l'effectif n'avaient jamais connu la D1. As-tu cherché à les préparer, et te sollicitent-elles sur ton expérience ?
Je pense que dès le match contre Strasbourg, elles ont vu ce qu'était la D1. Pendant la préparation, elles ont certes joué contre des équipes de D1, mais la préparation, ce n'est pas forcément le championnat. Elles s'y sont donc mises directement contre Strasbourg, et elles savent que chaque match sera difficile. Pour ce qui est des conseils, pas forcément de façon directe, je n'ai pas le souvenir qu'on me l'ait demandé. Mais dans les échanges sur le terrain, il y a des questions sur le placement, sur la façon dont chacune préfère recevoir le ballon, parce qu'on apprend à se connaître chaque jour et qu'on ne se connaît pas à 100 %. Il nous arrive aussi de parler de la D1, de notre vécu, parce que je ne suis pas la seule à avoir joué en D1 : il y a aussi Éva Kouache et Mama Diop. On parle beaucoup entre nous de nos expériences.
Sur le terrain, quel est ton rôle au sein de la défense, et te retrouves-tu dans ce système à cinq ?
Je suis quelqu'un qui parle énormément sur le terrain. Je trouve que c'est important de parler, de mettre les filles en confiance. La communication sur un terrain est essentielle, même quand il n'y a pas forcément de tactique à donner : le fait de parler, de transmettre des informations. Je le fais naturellement, à l'entraînement, dans n'importe quel jeu, n'importe quelle situation. C'est peut-être une force, en tout cas c'est une qualité, et je pense que ça fait du bien à l'équipe. Elle est plus en confiance, plus sereine, c'est ce que je ressens depuis l'arrière. Mais on est plusieurs à parler. Dans ce système, je me retrouve vraiment bien : je prends énormément de plaisir à jouer, je me sens libre, sans pression. Je joue avec confiance : le coach me fait confiance, l'équipe me fait confiance, et dans ma tête, ça me fait énormément de bien. Franchement, je me sens bien, et je me donne à 1000 % à chaque match.
"On joue sans pression, avec nos armes"
Tu as traversé une saison difficile l'an dernier, au point d'envisager d'arrêter le football. Que représente le contexte que tu as trouvé à Saint-Malo, et comment regardes-tu cette période aujourd'hui ?
Honnêtement, ça n'a rien à voir, c'est le jour et la nuit. Aujourd'hui, je revis et je reprends plaisir à venir aux entraînements. J'ai le sourire, je me sens bien, je suis contente. Je rentre chez moi, je suis contente. Il n'y a que du positif, et je suis heureuse, c'est important, sachant la saison que j'ai passée l'année dernière. J'aime l'ambiance familiale, ça change des clubs professionnels. Je le dis tout le temps, mais l'aspect humain est très important, au-delà du sportif. On est des humains avant tout, on n'est pas des robots. L'année dernière, j'avais beaucoup de raisons de vouloir arrêter le football, mais je ne voulais pas. C'était aussi un sacrifice. On m'a aidée à ne pas arrêter. Aujourd'hui, en regardant en arrière, je me dis presque merci, parce que ça m'a forgée et ça m'a rendue encore meilleure. Ce sont des épreuves de la vie. Peut-être qu'il fallait que je vive ça pour m'améliorer, en tant que femme et en tant que joueuse. Je suis fière du combat que j'ai mené avec mes armes. Je regarde derrière moi, j'avance, et je suis vraiment contente.
Les pronostics voyaient Saint-Malo comme le petit poucet, voué à se faire malmener. Or vous êtes neuvièmes, avec des matchs globalement assez ouverts. Êtes-vous surprises de ce début de saison ?
Sans surprise, oui et non. Nous sommes une équipe très humble et très jeune, avec beaucoup de filles qui découvrent la D1. On joue sur nos qualités : on ne va pas s'inventer des qualités qu'on n'a pas. On joue sur ce qu'on sait faire, et on a un collectif, on se bat les unes pour les autres. Je trouve ça beau, parce qu'on s'entend sur le terrain comme en dehors, et je pense que c'est une force. Sur le contenu, il y a peut-être un manque d'expérience, mais je pense qu'au fil de la saison, les filles et l'équipe en général vont monter en puissance et prendre encore plus confiance. C'est une force pour nous.
Cette étiquette de petit poucet vous libère-t-elle ? Avez-vous le sentiment de n'avoir rien à perdre ?
En vrai, ce n'est peut-être pas plus mal d'être le petit poucet du championnat. On n'est pas attendues, donc on n'a pas de pression. On se dit : "Écoutez les filles, on n'a pas de pression, on se libère, on se fait plaisir." On n'est pas là à se dire qu'il faut gagner, qu'il faut au moins prendre un point, sinon on sera relégables. Non, honnêtement, on joue sans pression, avec nos armes, et on prend plaisir à jouer ensemble.
Revenons sur vos deux premiers matchs. Contre Strasbourg, une égalisation à 3-3 n'aurait pas été volée, pour votre premier match en D1. Et contre Montpellier, vous décrochez la première victoire historique du club dès la deuxième journée. Qu'avez-vous ressenti ?
Sur la première mi-temps contre Strasbourg, comme c'était le premier match du club en première division, il y avait quand même de la pression, ou de l'appréhension. Je ne vais pas dire de la peur, mais de l'appréhension. En deuxième mi-temps, on a joué à fond, tout simplement, et on a mis Strasbourg en difficulté. Je pense qu'on les a fait douter. Malheureusement, il manquait ce troisième but, ce petit plus pour nous récompenser de notre belle deuxième période. Mais c'est le football, et maintenant, on utilise ça pour avancer. Contre Montpellier, gagner en plus à domicile, c'était incroyable. C'est une sensation assez particulière, parce que c'est la première victoire : on entre dans l'histoire, inconsciemment, et je trouve ça beau. On voit que les supporters sont fiers et contents, tout comme le staff et la direction. Franchement, ça fait plaisir, et je pense qu'on fait du football aussi pour vivre ces moments-là. Tout le monde se souviendra de cette première victoire, parce qu'elle est historique.
On dit souvent que la Bretagne est une terre de football féminin. Le ressens-tu ?
Oui, je trouve que oui. Il y a beaucoup de monde qui vient nous voir et qui nous suit. Il y a cette ferveur autour du football féminin en Bretagne, et c'est bien, c'est beau, ça fait plaisir.
Samedi, vous affrontez Le Havre, qui joue lui aussi le maintien. Est-ce un match crucial ?
Un match crucial, non, mais on joue contre Le Havre, qui fait partie du même championnat que nous, donc c'est un match qu'on doit prendre au sérieux. On veut des points, c'est sûr. On sait que ça ne sera pas facile, mais ils jouent le maintien comme nous, c'est aussi leur objectif. Ça va être un match disputé.
Un maintien est difficile à vivre au quotidien, y compris psychologiquement, puisqu'il implique des défaites. Comment l'abordez-vous, notamment avec des joueuses promues qui n'ont connu que la victoire ?
Ce n'est pas facile. Ça dépend aussi de la façon dont les choses se passent, mais il faut parfois, malheureusement, accepter de perdre, tourner la page et se reconcentrer sur les matchs à venir. Un maintien se joue beaucoup au mental, et c'est important. Je pense que le groupe en est conscient. Les filles savent que, parfois, on va perdre. Il y a aussi la manière de perdre : il ne faut pas se laisser submerger. On sait que ça va être difficile, mais ce n'est pas négatif : parfois, il faut aussi se servir de certains matchs pour aller chercher des points. Parce qu'au final, ce qu'on joue, c'est la conquête des points.
"On a vécu une CAN extraordinaire et inoubliable"
Revenons à la CAN. Comment as-tu fait pour passer de cette troisième place et de la qualification pour la Coupe du monde à la vie de club ? Était-ce difficile de retrouver ce quotidien ?
J'ai eu une semaine pour switcher. On a vécu une CAN extraordinaire et inoubliable. Dès qu'elle est terminée, on est obligées de redescendre un peu et de se concentrer sur le club. Avec l'équipe nationale, ça n'a rien à voir avec le club. Le club, c'est notre quotidien : on est là tous les jours à l'entraînement avec les mêmes personnes, on a notre routine. On n'a pas le choix, il faut se focaliser sur le club, sur son projet, sur ses ambitions. Quand on est en sélection, on est en sélection, et quand on est en club, on est en club.
Comment se sont passées les festivités autour de cette troisième place ? On a eu l'impression d'un honneur national.
Waouh, il y a eu un engouement autour de nous. Honnêtement, je n'ai jamais vécu ça, c'était incroyable. Rien que d'en parler, j'ai des frissons. Rendre fier le peuple algérien, qu'il soit autant derrière nous, c'était vraiment waouh. Avoir ramené la médaille de bronze à l'Algérie, c'est historique, c'est magnifique. Et c'est mérité : je pense qu'on a beaucoup travaillé et qu'on mérite aujourd'hui de la gloire. Ça fait plaisir d'être reconnues et de faire partie des meilleures équipes africaines.

Si on t'avait dit, à la fin de la saison dernière, que tu serais au Mondial au Brésil, l'aurais-tu cru ? Réalises-tu ce qui t'attend ?
C'était quand même un objectif dans ma tête, mais pas avec autant d'engouement. À la fin de la saison, si on m'avait dit : "Tu seras troisième de la CAN et en Coupe du monde au Brésil", j'aurais signé tout de suite. Franchement, c'était fantastique. Réaliser, non, pas trop. Je sais que l'Algérie va en Coupe du monde, mais je pense qu'on ne réalisera qu'à un instant T. C'est le Brésil, un pays de football, donc c'est incroyable. Ce n'est pas tous les jours qu'on dispute une compétition au Brésil. La compétition d'une vie, c'est une Coupe du monde. Un tournoi, c'est tous les quatre ans, et en plus, celui-là est au Brésil. Il y a quelque chose de fort. Quand j'en parle avec mes parents, c'est waouh, c'est incroyable.
Tes parents te suivent-ils, viennent-ils voir tes matchs ?
Surtout mon père. Ma mère, quand elle en a envie. Mais mon père m'a toujours suivie, il a toujours été là pour moi, il a toujours suivi mes matchs. J'espère qu'il viendra aussi au Brésil.
Pendant la CAN, tu as dû être hospitalisée. Comment vas-tu aujourd'hui ?
J'avais attrapé une bactérie. J'ai eu très peur, parce que j'ai perdu énormément de kilos. Aujourd'hui, ça va beaucoup mieux. Mais quand je suis rentrée en France et que je suis revenue à Saint-Malo, j'étais encore malade, moins fort, mais j'avais encore des résidus de la bactérie. Là, j'ai déjà repris deux kilos. Je suis contente, il m'en faut encore, mais aujourd'hui, ça va beaucoup mieux.
"Saint-Malo, c'est aussi une récompense de toutes les batailles"
Tu as donc disputé la compétition en étant malade. As-tu tout de même pu en profiter ?
Je n'étais pas à 100 % de mes capacités. C'était difficile pour moi individuellement. Après l'hospitalisation, je ne pensais pas que j'allais pouvoir me réentraîner, ni même remarcher. Je ne pensais pas non plus pouvoir me réalimenter : pendant quatre jours, je n'ai pas mangé, je ne me nourrissais que de compote parce que je n'arrivais pas à manger. Pouvoir manger de nouveau et reprendre les entraînements avec le groupe, c'était déjà une victoire. Au départ, je ne devais pas forcément jouer les matchs qui ont suivi, parce que je n'étais pas à 100 %. C'était une question de santé, pas un problème musculaire ou autre. Mais quand on joue pour son pays, on passe parfois au-dessus de tout et on essaie de tout donner. Et oui, bien sûr que j'ai profité : chaque moment passé là-bas, j'en ai profité à 1000 %, honnêtement.
On a l'impression que vous formez un groupe très soudé avec l'Algérie, dont beaucoup croient au projet depuis longtemps. Ce doit être encore plus beau de réussir cela ensemble.
Bien sûr. D'abord, on s'entend très bien, on est un très bon groupe. Je trouve que c'est très important de bien s'entendre dans un groupe, parce que pendant une compétition, on reste un mois ensemble, tous les jours, 24 heures sur 24. Si on ne s'entend pas, c'est compliqué. C'est aussi une force, parce qu'on s'entend très bien sur le terrain comme en dehors, on est soudées. Je pense que ça donne aussi envie de venir. On montre une belle image de l'Algérie, sur le terrain et en dehors. C'est une fierté aujourd'hui, sachant qu'on a beaucoup travaillé pour ça depuis des années, depuis l'arrivée de Farid Benstiti. La fédération a aussi mis les moyens, et c'est important de le souligner. Il y a eu un travail en interne, et aujourd'hui, le travail paie. Ça prend du temps, mais le travail paie. Aujourd'hui, on est récompensées du travail qu'on a fait.

Pour finir : il y a un an, tu étais en pleine galère. Aujourd'hui, tu revis à Saint-Malo et tu as terminé troisième de la CAN avec l'Algérie. L'aurais-tu imaginé ?
En toute honnêteté, pas du tout. Quand je regarde mes souvenirs d'il y a un an, je revois mes galères, et je me dis que le chemin parcouru jusqu'à aujourd'hui est magnifique. Je ne l'aurais jamais imaginé. C'est aussi une belle réponse à tout ce que j'ai pu vivre. En tant que femme et en tant que joueuse, je suis fière et très heureuse d'avoir affronté tout ça, d'avoir connu le bonheur des victoires et une médaille, et de rejouer en première ligue avec un club qui me fait confiance. Honnêtement, je ne peux que prendre plaisir aujourd'hui. Chaque jour, je me lève avec le sourire, et je pense que c'est le principal.
Est-ce le meilleur moment de ta carrière ?
Avec l'équipe nationale, oui, c'est le meilleur moment de toute ma carrière. Et avec Saint-Malo, c'est aussi une récompense de toutes les batailles que j'ai menées avec mon ancien club.
