Aller au contenu principal

27 buts en 4 matchs de Première Ligue : Lyon peut-il aussi écraser le PSG ?

27 buts en 4 matchs de Première Ligue : Lyon peut-il aussi écraser le PSG ?
27 buts en 4 matchs de Première Ligue : Lyon peut-il aussi écraser le PSG ?Credit: Mourad Allili / Sipa Press / Profimedia

L'OL Lyonnes est sur les bases d'une saison historique en Arkema Première Ligue : 27 buts, 3 encaissés en seulement 4 matchs de championnat. À quelques heures de son premier choc de la saison en D1, le club rhodanien peut-il aussi écraser le Paris Saint-Germain ? Analyse.

7-1, 7-1, 8-1, 5-0... Les scores (ou gifles) du début de saison de l'OL Lyonnes en Première Ligue donnent le tournis. Dernière victime en date, Toulouse, qui n'a encaissé donc "que" cinq buts face aux vice-championnes d'Europe, un moindre mal pour le promu en D1 quand on voit le sort réservé aux autres pensionnaires du championnat. Un score sévère qui masque en plus "beaucoup d'erreurs" comme le regrettait Jonatan Giraldez en zone mixte après la rencontre, preuve qu'à Lyon cette saison, gagner moche c'est tout de même avec 5 buts inscrits.

Après une trêve volontairement écourtée par la FFF pour permettre à ses internationales de préparer ce premier choc de la D1, l'OL Lyonnes a donc l'envie de montrer que son rouleau compresseur qui a déjà écrasé Fleury, le Paris FC, Le Havre et donc Toulouse peut aussi faire plier le Paris Saint-Germain. Son grand rival national est d'ailleurs le seul autre club de Première Ligue à avoir signé quatre victoires en quatre matchs, faisant de ce Classique du football féminin un véritable match à enjeux.

Jouer avec 5 attaquantes toute la saison ?

Côté historique, la balance penche clairement pour le club octuple champion d'Europe, qui n'a plus perdu face au PSG depuis... décembre 2022. Et reste sur 10 victoire de rang, après un match nul 1-1 en octobre 2024. Et à la question de savoir si l'OL Lyonnes peut aussi écraser le PSG, comme il a pu écraser ses quatre autres adversaires précédents en championnat, la réponse est oui : il y a de ça un an, les joueuses de Jonatan Giraldez en passaient 6 à leurs homologues parisiennes.

Mais tout n'est pas aussi simple : outre cette victoire "moche" face à Toulouse, l'OL Lyonnes a buté sur Chelsea en 2e journée de Ligue des champions, dans ce qui était le premier révélateur du début de saison rouge et bleu. Face à un club qui joue dans la même cour que lui, l'effectif lyonnais a semblé manquer d'inspiration et a surtout trouvé les limites de son système à 3-4-2-1 rudement efficace dans le championnat de France mais en difficulté face à un adversaire de taille.

L'OL Lyonnes a un problème de riche : en recrutant Salma Paralluelo avec un salaire colossal cet été, en plus de Caroline Weir et des autres attaquantes arriavées en nombre l'été précédent, Giraldez est pratiquement obligé d'empiler les offensives quitte à les faire jouer à des postes pas vraiment calibrés pour elles. Paralluelo justement, est celle qui a le plus souffert de son replacement comme piston face aux Blues, capable de répéter les courses certes mais en étant trop souvent tenue éloignée du but et avec une qualité de centres plus qu'approximative.

D'un 3-4-2-1 à un 3-5-2 ?

Dans l'entre-jeu, peu de créativité, peu de solution avec une Marie-Antoinette Katoto en deçà de ce qu'a pu apporter Ada Hegerberg depuis le début de saison. Se pose alors une question : l'OL Lyonnes peut-il performer sur la durée avec ce système à 5 attaquantes ? Après ce match nul 0-0 face à Chelsea, le technicien galicien a renouvelé sa confiance en son système à 3 défenseures et 2 pistons, en changeant juste les joueuses : Ashley Lawrence, Wendie Renard et Wassa Sangaré ont remplacé Ingrind Engen, Tarciane et Selma Bacha derrière. Jule Brand a été basculée de l'aile droite à gauche et Vicki Becho piston sur le flanc droit.

Au milieu de terrain, Inès Benyahia, Korbin Shrader et Julie Swierot viennent grossir les rangs d'un entre-jeu qui passe de deux à trois joueuses, sans pour autant limiter la casse au moment de couvrir dans le dos des deux pistons qui naturellement se rapprochent du but adverse. Au coup de sifflet final, Giraldez constate que son équipe "a beaucoup souffert dans les transitions". Preuve que cet OL Lyonnes qui empile les buts n'est pas infaillible, y compris face à une équipe qui faisait son retour en D1.

Le Paris Saint-Germain a donc une première clé en main pour bousculer son rival local et peut miser sur la vitesse de Léa Morissaint ou de Merveille Kanjinga dans le dos des pistons lyonnais. Mais il a perdu un premier atout de taille lors des qualifications africaines pour les Jeux Olympiques : Rasheedat Ajibade, qui restait sur deux buts en deux matchs. L'OL lui a vu Salma Paralluelo briller avec l'Espagne lors de deux amicaux face aux États-Unis en étant... replacée plus proche du but. Un duo Hegerberg-Paralluelo à venir dans la double pointe lyonnaise testée par Giraldez face à Toulouse ?

Choisissez Flashscore sur GoogleRetrouvez nos articles plus souvent
AjouterAjouter sur Google