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Lucas, un an après, on se retrouve dans le même scénario, face aux portes d'une finale de Ligue des champions. Les sensations sont les mêmes que l'an passé, ou différentes ?
Sensations similaires, oui, mais légèrement différentes. L'an passé on avait aussi la finale de Coupe, ce qui nous préparait un peu plus à ce format de match décisif. Cette année on n'a pas ça, mais ça nous permet de nous concentrer entièrement sur cette finale. C'est encore un match historique, une nouvelle occasion d'écrire l'histoire du club — et l'histoire de France aussi, parce que c'est quelque chose d'historique pour le pays. J'espère qu'on va aborder le match dans les meilleures conditions possibles.
Les deux entraîneurs sont espagnols — est-ce que ça a une importance dans ce qu'ils sont en train de faire ?
Ça peut avoir son importance, oui. Ils font un travail spectaculaire tous les deux. Arsenal vient de remporter la Premier League — l'adversaire qu'on va affronter en finale sera redoutable, ça va être une finale très disputée, j'en suis convaincu. Et comme je le disais, j'espère qu'on peut continuer à écrire l'histoire de ce club et de ce pays, parce qu'on le mérite — et le club aussi.
Est-ce que la préparation a beaucoup changé avec le fait d'être déjà champions, et avec ces deux semaines que vous avez devant vous ?
Changer beaucoup, non. Ça nous permet surtout d'avoir plus de temps de préparation, de travailler des choses spécifiques. Mais le cadre reste le même.
Mais vous avez l'expérience d'avoir déjà été champions…
Ça donne forcément un peu plus d'expérience, oui. Mais au final, c'est une finale — et toutes les finales se jouent de la même manière, avec le même investissement, la même préparation. Parce qu'une finale, c'est une finale : on ne sait jamais ce qui peut se passer, c'est 90 ou 120 minutes, et il n'y a pas de retour en arrière. Il faut l'aborder comme on a abordé l'an passé la finale contre l'Inter. Cette année, pareil contre Arsenal — les jours d'avant identiques, être tranquilles avec la famille, garder une routine normale, ne pas en faire trop.
Deux finales de Ligue des champions consécutives — vous avez le sentiment de faire l'histoire ? C'est quelque chose qui vit dans le vestuaire au quotidien, ou vous ne vous arrêtez pas à y penser ?
On est clairement conscients qu'on est en train d'écrire l'histoire du club. L'an passé était historique, et cette année on a à nouveau la chance d'atteindre une finale de Ligue des champions. C'est loin d'être facile — même si ça peut paraître simple de l'extérieur, ça ne l'est pas du tout. On en est conscients. On est conscients d'avoir fait une saison spectaculaire, mais le plus important reste à venir : ce match, cette finale. Et une finale, ça existe pour une seule raison — la jouer et la gagner. Celui qui perd, personne ne s'en souviendra. L'essentiel, c'est de l'aborder de la meilleure façon pour la remporter.
