Cata Coll avant la finale de Ligue des champions : "L'OL Lyonnes a de très bonnes joueuses, mais le Barça est meilleur"

Cata Coll avant la finale de Ligue des champions : "L'OL Lyonnes a de très bonnes joueuses, mais le Barça est meilleur"
Cata Coll avant la finale de Ligue des champions : "L'OL Lyonnes a de très bonnes joueuses, mais le Barça est meilleur"REUTERS

Avant la finale de la Ligue des champions qui se jouera ce samedi à Oslo en Norvège, Cata Coll, gardienne du FC Barcelone, s'est confiée sur ses ambitions et sur ce qu'elle attendait de ce match face à l'OL Lyonnes à l'occasion d'un media day organisé par le club auquel Flashscore a pu participer.

 

Quels sont, selon toi, les points forts les plus dangereux de l’OL Lyonnes dans cette finale ?

Cata Coll : Eh bien, leur jeu, et surtout leurs contre-attaques. Elles ont une accélération très rapide. Je pense que c'est une équipe très complète, mais je crois que l’on peut leur faire mal en jouant notre jeu, en pratiquant le style du Barça et, surtout, en jouant bien. Je pense qu’on peut gagner ce match.

Tu as déjà mentionné par le passé que tu ne regardes pas beaucoup le football, que cela ne t’attire pas particulièrement. Mais pour une situation comme celle-ci, une finale de la Ligue des Champions, as-tu regardé des matchs de Lyon pour voir comment elles tirent les corners ou se préparent ?

Non, clairement pas. Je ne regarde pas les matchs longtemps à l’avance, je ne pense pas que ce soit bon pour moi. Je préfère les préparer le vendredi, un jour avant, c’est suffisant. Sinon, je risque de trop réfléchir avant le match, et je pense que ce n’est pas bon. Alors, à partir de vendredi, quand je serai avec l’équipe, je regarderai les vidéos et tout le reste, et ce sera suffisant.

Vous affrontez un ancien entraîneur (Jonatan Gíraldez), une ancienne coéquipière (Ingrid Engen). Est-ce que cela rend la chose plus excitante ou, au contraire, plus compliquée, sachant qu’elles connaissent votre façon de jouer ? 

Cette finale signifie beaucoup. Comme tu le dis, en tant qu’entraîneuse et joueuse, j’ai très envie de les battre, vraiment. Comme je le dis, Jonatan est aussi très compétitif, il a très envie de gagner, mais je crois que l’équipe que nous avons est beaucoup plus ambitieuse, et on va tout donner.

Cela fait deux ans que vous jouez la première finale de la Ligue des Champions contre l’Olympique Lyonnais. Comment as-tu vécu cette semaine de préparation, et deux ans après, comment arrive cette finale ?

On est plus matures, évidemment. Et surtout, après avoir acquis de l’expérience, on sait mieux contrôler les moments qui surviennent durant les matchs. Auparavant, j’étais peut-être plus impulsive, maintenant, je suis un peu plus calme. Mais je pense que l’équipe arrive en très bonne forme pour cette fin de saison, avec l’envie de gagner et de pouvoir remporter le titre.

Il y a une grande rivalité avec l’Olympique Lyonnais, car elles ont huit titres de Ligue des Champions. Avec cet esprit de revanche, avez-vous élaboré un plan pour les contrer ?

Je crois que nous ne devons pas jouer en fonction de l’adversaire. Il n’y a pas un autre plan que celui de rester fidèles à notre style, d’avoir le ballon et d’aller chercher le but. Évidemment, comme je dis, elles sont très bonnes en contre-attaque et, bon, il faudra faire un effort collectif.

C’est une sorte de classique du football européen. Penses-tu que le sentiment d’avoir déjà gagné la Ligue des Champions à Bilbao face à l'OL Lyonnes vous apporte un point d’inflexion important en termes de confiance ?

Évidemment, surtout sur le plan de la confiance. On sait que c’est possible, et je pense qu’il faut le démontrer. On ne va pas avec une peur de se dire "ça va être difficile", c’est une finale, tout peut arriver. Mais oui, cette conviction que nous avons déjà gagné nous aide.

Nous, on rêve beaucoup de vous, et dans l’un de ces scénarios, on a rêvé que ça se jouait aux tirs au but, que tu devais en arrêter un et marquer le dernier. Tu en rêves aussi ?

J'espère (rires) ! C'est mon rêve. J'espère qu'on gagnera plus facilement qu'en passant par les tirs au but, mais si cela doit arriver et que c'est mon tour, il faudra l'assumer, marquer et célébrer.

Sens-tu que tu arrives à cette finale au meilleur moment de ta carrière ?

Pour le moment, je suis encore jeune, j’ai 25 ans. J’espère continuer à évoluer, mais je sens que je suis plus complète, mentalement surtout. Avant, j’étais peut-être plus impulsive, et maintenant, avec l’expérience, cela m’aide à mûrir, mais il me manque encore beaucoup de chemin pour dire que je suis à mon meilleur niveau.

En tant que gardienne, penses-tu qu’il est plus important de transmettre le calme ou de donner de l’énergie à tes coéquipières ?

Je crois qu’il faut toujours transmettre la confiance. Si elles savent qu’elles ont une gardienne de garantie, cela donne de la confiance à toute l’équipe. C’est ce que je tenterai de faire : donner de la confiance à toutes, transmettre l’énergie et, surtout, garder mon calme.

Comment vois-tu l’OL Lyonnes qui a recruté beaucoup de joueuses l’été dernier ?

On sait de quoi est capable Lyon. Elles ont de très grandes joueuses, mais toutes les équipes ont des faiblesses. On doit se concentrer sur ces faiblesses et attaquer là-dessus. Elles ont des joueuses très bonnes, mais le Barça est meilleur.

On parlait de Jonathan Giráldez. Il a dit qu’il ne voudrait jamais affronter le Barça. Comment est l’ambiance dans le vestiaire pour ce match ?

On a très faim, évidemment. Finalement, ce n’est pas seulement parce que c’est Jonathan, c’est le fait d’être en finale de la Ligue des Champions, un classique contre Madrid, non, contre Lyon. C’est une finale, on a très envie, et rien ne nous arrêtera. On va l’aborder de la meilleure manière possible. On a de l’excitation, mais on veut gagner, qu’il soit là ou non.