Salma, encore une finale ! Une fois de plus, le public a répondu présent avec 60 000 spectateurs. Qu’est-ce que tu aurais envie de dire à tous ces supporters qui sont venus vous voir ?
Salma Paralluelo : Avant tout, un immense merci. C’est un pur bonheur de jouer devant ce public. Ils nous transmettent une chaleur et une énergie qui se ressentent vraiment sur le terrain. En tant que joueuse, vivre un match comme celui-ci et, en plus, pouvoir leur offrir la victoire, c’est quelque chose de magnifique.
C’est la septième finale du club. Est-ce qu’il y a déjà des paris lancés entre vous, les plus jeunes, sur ce qui se passera si vous gagnez ?
Pour l’instant, on n’en a pas encore parlé. On va avoir quelques jours pour bien préparer tout ça, et je suis sûre qu’on finira par parier quelque chose.
Comment as-tu vécu le retour d’Aitana (Bonmatí) sur le terrain ?
C’était très émouvant, je suis vraiment contente pour elle. Elle a traversé cinq ou six mois très difficiles, et on sait qu’une longue blessure comme la sienne, c’est dur moralement. Je suis aussi passée par là, donc je suis ravie de la voir revenir. C’est une joueuse indispensable pour notre équipe.
Est-ce que tu penses que c’était l’un de tes meilleurs matches avec le Barça, au moins pour cette saison ?
Je ne saurais pas dire si c’est le meilleur, mais c’était évidemment un match crucial pour moi. Marquer un but et donner une passe décisive dans une demi-finale pour aider l’équipe, c’est tout ce dont on peut rêver. On a obtenu le résultat qu’on voulait, on est en finale et on a atteint cet objectif qui est loin d’être simple.
À quel point l’ambiance du stade a-t-elle pesé sur le résultat ?
Ça aide énormément. Dans les moments difficiles, sentir les supporters derrière nous, ça nous donne le coup de pouce nécessaire pour changer d'état d'esprit, rester concentrées sur le plan de jeu et aller de l'avant. On a eu des passages compliqués, mais on a tenu bon, et je suis très fière du travail de toute l’équipe.
On le disait à Patri Guijarro juste avant : six finales consécutives, ça semble presque facile quand on l'annonce, mais comment vous le percevez de l'intérieur ?
Ça se dit facilement, oui, mais c’est une véritable prouesse, une dinguerie. Que chaque année, nous arrivions à atteindre cet objectif, c’est énorme. Il y a tellement d’équipes qui rêvent de fouler ce genre de scène, et au final, il n’y en a que deux. Enchaîner six finales de suite, ça en dit long sur la qualité du travail que nous fournissons ici.

