L'OL, quatrième de Ligue 1 cette saison et qui est a été auditionné mardi par la DNCG, l'instance chargée de surveiller les comptes des clubs professionnels français, est en passe d'être racheté par la femme d'affaires américaine Michele Kang, qui le dirige déjà depuis un an. Cet encadrement de la masse salariale intervient "à la suite du changement de contrôle du club", précise la DNCG.
Lyon avait frôlé la rétrogradation l'an passé en raison de son fort endettement, avant de finalement écoper d'un encadrement de la masse salariale et de ses indemnités de recrutement: cette dernière sanction avait été levée en décembre dernier.
Kang va racheter les parts détenues par la holding Eagle Bidco, basée à Londres, dont le redressement judiciaire en mars a définitivement écarté de sa direction l'entrepreneur américain John Textor, qui avait racheté l'OL à Jean-Michel Aulas en 2022.
L'OM, également auditionné mardi et à qui la DNCG avait demandé des éléments complémentaires avant de rendre sa décision, a en outre été sanctionné d'un encadrement des indemnités de transferts par le gendarme financier du football français.
En 2021 et 2023, Marseille avait déjà été soumis sur décision de la DNCG à un "encadrement de masse salariale".
Selon les rapports successifs de la DNCG, les pertes nettes marseillaises se sont creusées ces dernières saisons, passant de 12,6 millions d'euros en 2022-2023 à 39 M EUR en 2023-2024 puis 105 M EUR la saison suivante, soit le chiffre le plus élevé depuis le début de l'ère Frank McCourt en 2016.
La semaine dernière, l'OM a écopé d'une amende de 10 millions d'euros pour avoir transgressé les règles comptables de l'UEFA. Mais le club, qualifié pour la prochaine Ligue Europa, a échappé à la sanction la plus lourde, l'exclusion des compétitions européennes.
Marseille reste néanmoins sous la menace d'une "exclusion de la prochaine compétition" européenne pour laquelle le club "se qualifierait au cours des trois prochaines saisons", s'il ne revient pas dans les clous budgétaires d'ici un an.
