Le faux départ en Liga exigeait une réaction immédiate et Benfica n’a laissé aucune place au doute à Rio Maior. Après deux ans à trébucher sur le terrain prêté du Casa Pia, l’équipe encarnada a reconduit le même onze que lors de la première journée et a montré que la défaite inaugurale n’était qu’un simple accident de parcours.

L’énergie de Prestianni a lancé la machine
Casa Pia cherche encore la bonne formule avec Filipe Coelho, mais a vite compris qu’il faisait face à un Benfica bien trop fort pour ce début de saison. L’équipe de Marco Silva a démarré pied au plancher, a trouvé des espaces pour faire mal dès les premières minutes et, portée par l’énergie de Prestianni, a commencé à bâtir un succès qui s’est rapidement transformé en goleada.
L’Argentin a retrouvé le onze de départ, reléguant Schjelderup sur le banc, et a prouvé qu’il restait branché sur courant fort en ce début de saison, ouvrant le score dès la 3e minute d’une frappe axiale déviée par David Sousa qui a trompé André Gomes.
L’ancien gardien du Benfica s’est montré décisif pour maintenir les gansos dans le match, avec de belles interventions sur des tirs de Sudakov (36') et de Pavlidis (44'), mais c’est l’énergie de Prestianni qui a continué à électriser les tribunes et la pelouse de Rio Maior.

De plus en plus à l’aise balle au pied, Benfica commence à envoyer des signaux positifs sous Marco Silva. Depuis la défense, Tomás Araújo a pris l’initiative de la relance et Dahl a offert des solutions permettant à Prestianni de trouver des espaces dans l’axe. L’Argentin a cherché le doublé d’une frappe largement au-dessus du but d’André Gomes, mais le 0-2 n’a pas tardé.
Toujours incapable de réagir à son mauvais départ, Casa Pia a perdu le ballon dans une zone interdite et Pavlidis s’est contenté de servir Rafa Silva (14'), qui n’a eu qu’à piquer le ballon au-dessus de son ancien coéquipier pour creuser l’écart encarnada.
Gabi Pereira, dans la foulée, a encore donné un espoir de réaction à l’équipe locale, avec une frappe qui a heurté le poteau du but de Samuel Soares, mais Casa Pia n’a plus vraiment inquiété dans le dernier tiers. André Gomes a fait ce qu’il a pu pour retarder le 0-3, mais pour l’équipe de Filipe Coelho, le pire était à venir…
Pavlidis a fait voler en éclats la (maigre) résistance
Si la première période n’a pas vraiment été un modèle défensif, la seconde a surtout permis de remplir le carnet de notes de l’entraîneur des gansos, qui a vu en un rien de temps le 0-2 se transformer en un incroyable 0-7. Pavlidis a été le principal bourreau de l’effondrement du Casa Pia.
L’attaquant grec n’a eu besoin que de sept minutes pour transformer une belle prestation, déjà ponctuée d’une passe décisive pour Rafa, en une soirée mémorable, égalant Banza, ex-SC Braga, comme auteur du triplé le plus rapide de la Liga Portugal au XXIe siècle.
À la 47e minute, il a reçu la passe de Rafa, entre les jambes de Seba Pérez, pour inscrire le 0-3. À la 49e, il a fait le travail seul après une récupération de Sudakov pour s’offrir un doublé et, à la 54e, servi par Barreiro, il a complété son triplé avant de céder sa place à Jhon Durán.
Le visage des joueurs du Casa Pia en disait long, mais la soirée était loin d’être terminée. Pour les gansos, le cauchemar s’est poursuivi avec un but contre son camp d’Ofori (58'), une sorte de loi de Murphy qui semblait s’être abattue sur Rio Maior. Le 0-7, inscrit du pied gauche par Durán (61'), est presque passé inaperçu tant la goleada était déjà écrasante.
Après le nul lors de la première journée, Benfica prend un nouvel élan avec ce premier succès en championnat, tandis que Casa Pia, qui a encore vu Kali (90+2') être expulsé, se retrouve avec sept signaux d’alarme qui confirment qu’il y a encore beaucoup à corriger.
Homme du match Flashscore : Vangelis Pavlidis (Benfica)
