Alors que s'avance le très court déplacement dimanche sur le terrain du Paris FC, pour la 34ᵉ et dernière journée de L1, l'ancien Lyonnais n'a plus marqué depuis deux mois. C'était le 17 mars contre Chelsea (3-0), à Stamford Bridge, là même où il s'est blessé à une cheville.
À 23 ans, Barcola venait pour la première fois de sa carrière de marquer lors de quatre matches consécutifs, mettant fin, une semaine plus tôt, toujours face à Chelsea, lors du 8ᵉ aller de Ligue des champions, à une disette européenne d'un an.
On pensait alors l'ailier lancé. Après avoir enchaîné de nombreux matches avec beaucoup de déchets dans le dernier geste, cette embellie laissait présager un printemps prolifique.
"Quand il est à ce niveau, et dès que le joueur a de l'espace, il peut faire partie du top 3 mondial avec sa finesse tactique et ses courses à haute intensité", affirmait alors auprès de l'AFP une source proche du vestiaire, admirative.
Mais cette "entorse ligamentaire sévère de la cheville droite" l'a stoppé net, lui faisant également manquer la tournée des Bleus aux États-Unis, avant sa réapparition dans le groupe du PSG à la mi-avril.
À l'inverse de ses trois coéquipiers en attaque, Ousmane Dembélé, Désiré Doué et Khvicha Kvaratskhelia, qui illuminent l'Europe depuis deux mois, l'ailier longiligne marque donc le pas.
Contre Brest dimanche dernier et Lens mercredi, il a été loin de son niveau habituel et n'a jamais fait les bons choix, enchaînant au contraire les pertes de balles. Ses accélérations et sa percussion impressionnent moins, même s'il continue de presser et d'effectuer les retours défensifs imposés par Luis Enrique.
Hormis une passe décisive contre Liverpool en sortie de banc le 14 avril (2-0), il n'a d'ailleurs plus été décisif, même en Ligue 1.
"C'est très clair"
Mercredi à Bollaert, son entraîneur l'a même sorti à la mi-temps, décision assez rare pour le technicien espagnol. Interrogé sur le sujet, le coach a répondu froidement après coup : "Je n'ai aucune information importante pour vous, je ne dois rien expliquer mais c'est très clair", sous entendant qu'il n'était pas satisfait de la prestation de l'international tricolore (18 sélections), tout de même appelé jeudi par Didier Deschamps parmi les 26 joueurs pour la Coupe du monde (11 juin-19 juillet).
Contacté par l'AFP, l'entourage de l'ancien Lyonnais n'a pas répondu dans l'immédiat.
Et, interrogé samedi en conférence de presse sur la période délicate du natif de Lyon, l'Espagnol n'a pas souhaité répondre : "Ce n'est pas le moment de parler individuellement des joueurs, on est une équipe concentrée sur les derniers matches. On a un match de Ligue 1 utile pour la Ligue des champions. C'est le moment de rester concentrés".
Alors qu'il pourrait de nouveau être titularisé dimanche, le Parisien le plus décisif cette saison en L1 (10 buts, deux passes décisives) à égalité avec le Ballon d’Or Ousmane Dembélé (10, 7) aura une ultime occasion de marquer en championnat, et ce pour la première fois depuis le 6 mars.
Sa situation n'est pas plus reluisante en Ligue des champions car il n'est plus titulaire depuis le 8ᵉ de finale, fatal, de mars face à Chelsea et les barrages contre Monaco en février. Ses dernières prestations ne plaident pas pour une titularisation en finale de Ligue des champions le 30 mai face à Arsenal à Budapest.
En fin de contrat en juin 2028, Barcola affirmait en mars être "content d'être au PSG aujourd'hui", sans s'épancher sur les discussions en cours avec la direction sportive quant à une éventuelle prolongation.
L'attaquant pourrait se poser des questions sur son avenir, sachant qu'il avait déjà eu de nombreuses propositions l'été dernier (Liverpool et Bayern Munich), selon une source proche du joueur. À l'époque, Luis Enrique ne voulait pas de son départ et l'avait responsabilisé pour qu'il s'épanouisse au mieux.
