La FIFA, organisatrice de la Coupe du monde, a été accusée de proposer des billets à des prix exorbitants malgré les promesses faites lors de l'attribution du tournoi. S'y est ajoutée une polémique sur les transports après la flambée du tarif des tickets, notamment sur la côte est.
"Avant, il y a des années, la Coupe du monde c'était une fête pour célébrer le football et la joie qu'il procure, tout le monde voyageait aux quatre coins du globe, depuis d'autres continents, pour voir son pays et le soutenir, c'était abordable", a dit Guardiola, interrogé sur le sujet en conférence de presse. "Maintenant, ce sont les temps modernes, hein.... C'est tellement cher".
L'entraîneur espagnol a ajouté ne pas être dans les instances décisionnaires, "donc je ne connais pas la raison". Mais il aimerait que celles-ci "puissent réfléchir" au sujet et trouver une solution acceptable parce "le football, c'est pour les supporters".
"Bien sûr, il faut penser aux sponsors, à tout ce genre de choses, parce que sinon ce ne serait pas viable. Tout le monde le sait. Mais les supporters sont la clé pour que ce business continue", a-t-il ajouté.
La FIFA s'attend à battre le record historique de 3,5 millions de billets vendus pour un Mondial, lors de l'édition 1994. Cet été, le tournoi co-organisé par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada accueille 48 équipes et 104 matches, dont 78 sur le sol américain.
L'organisation des supporters européens (FSE) et Euroconsumers, organisation représentant les consommateurs du continent, ont annoncé avoir attaqué la FIFA devant la Commission européenne pour abus de position dominante et afin qu'elle renonce à ses procédures d'achat "opaques et déloyales".
La FIFA a défendu le prix de ces places, déterminé par une demande "dingue" et une tarification variable en fonction de l'affiche du match, d'après son président Gianni Infantino.
