Galvanisés par 23.000 supporteurs très en voix, issus de la diaspora congolaise de Belgique et des pays limitrophes, Chancel Mbema et ses équipiers se sont rassurés sur la plan défensif autant qu'il se sont montrés maladroits face au but défendu par Filip Jorgensen.
Le gardien scandinave a fait le boulot sur une incursion de Cédric Bakambu à la demi-heure puis sur un envoi de Noah Sadiki à l'heure de jeu.
Il s'est encore imposé devant Charles Pickel, l'attaquant de Cremonese parti seul à la limite du hors-jeu à vingt minutes du terme et a sorti le grand jeu à la dernière minute sur une frappe de Joris Kayembe.
Alors qu'ils s'apprêtent à disputer leur premier Mondial depuis 52 ans, les hommes du sélectionneur français Sébastien Desabre ont surtout bien répondu au défi physique imposé par des Danois qui figurent eux parmi les grands absent du rendez-vous américain.
De quoi valider leur début de préparation effectué en Belgique, dans les installations du Standard de Liège, plutôt qu'au pays en raison de l'épidémie Ebola. Vendredi, les Léopards s'envoleront pour l'Espagne où ils espèrent pouvoir disputer un deuxième et dernier match amical avant leur départ pour les Etats-Unis ils affronteront la Colombie, le Portugal et l'Ouzbékistan.
La rencontre face au Chili programmée le 9 juin à La Linea de la Concepcion, non loin de Gibraltar dans le sud de l'Espagne, est en suspens après son interdiction par le maire de la localité invoquant la "prudence" face aux "risques sanitaires éventuels qui pourraient exister" en raison de la flambée de virus Ebola dans le pays africain.
"Il y a d'autres stades, il y a des possibilités de jouer à huis clos, il y a plusieurs possibilités (...) nous, on a l'habitude de s'adapter, et quoi qu'il arrive on va s'adapter sans problème à toutes ces situations", avait commenté Sébastien Desabre en conférence de presse mardi dans l'attente d'une relocalisation du match.
Les autorités belges n'ont elles vu aucune objection à la tenue du match mercredi à Liège.
Outre le fait que les joueurs congolais évoluent à l'étranger, "le risque de transmission du virus est nul, a assuré aux médias locaux l'infectiologue belge Yves Van Laethem. D’une part parce que l’épidémie est localisée dans une zone très délimitée de la RDC, loin des grandes villes et d’autre part parce que la pathologie ne se transmet qu’au moment où l’individu est déjà très malade."
