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Équipier modèle, Carlos Verona est "heureux de faire partie d'une équipe" comme Lidl-Trek

Carlos Verona ravi de son rôle à la Lidl-Trek.
Carlos Verona ravi de son rôle à la Lidl-Trek.Photo par GONGORA / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Équipier de Juan Ayuso et Mattias Skjelmose, Carlos Verona est concentré sur les différents objectifs de la Lidl-Trek, et ne fait pas de cas de ses ambitions personnelles.

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Penses-tu que la défense du maillot blanc donnera lieu à une lutte acharnée dans les prochains jours ? 

Oui, parce que Paul Seixas est tout près maintenant. Isaac Del Toro a eu une mauvaise journée l'autre jour, mais il va sûrement revenir. Donc oui, je pense que ce week-end sera décisif pour ce classement, mais le Tour de France est assez long, donc je pense qu'on va avoir une dernière semaine vraiment difficile, et tout peut encore se passer d'ici à Paris. 

Vous avez le maillot blanc, le maillot vert et vous êtes la meilleure équipe au classement général. N'est-ce pas trop difficile de tout défendre ?

Au final, les objectifs sont clairs : faire le meilleur classement général possible avec Juan Ayuso, c’est l’une des priorités ; ensuite, quelle que soit notre place à l’arrivée, on doit être contents, on aura donné le maximum, et si c’est avec le maillot blanc, tant mieux, et si c’est sur le podium, on sera au top, mais c’est quelque chose qu’on ne peut absolument pas contrôler. 

Et puis un autre objectif important est de décrocher le maillot vert avec Mads (Pedersen) ; je pense que c’est quelque chose qu’il mérite vraiment. Il a déjà remporté le classement par points sur un Grand Tour, mais pas ici, donc je pense que c’est une belle opportunité pour lui. Je trouve qu’il se bat vraiment très fort pour l’obtenir ici, c’est donc aussi un objectif majeur.

Interview de Carlos Verona en zone mixte avant le départ de la 12e étape du Tour de France 2026.
Corentin Carneau

Et puis le classement général par équipe, c’est super sympa, c’est quelque chose qu’on ne visait pas vraiment, mais au final ça s’est fait naturellement, parce qu’on avait des coureurs dans l’échappée, même en montagne, on a deux prétendants au classement général avec Skjelmose et Ayuso, et au final, il faut toujours qu’un coureur soit près d’eux donc c’est quelque chose de naturel. Je pense qu’on va continuer à faire notre travail, on va essayer de rester concentrés sur ces deux objectifs, et puis, bien sûr, si lors de la dernière étape, dans les Alpes, on est toujours en tête, on fera tout pour y rester. Mais ce n’est pas quelque chose qu’on vise vraiment…  

Une question qui vient de l'Espagne. Tu es un fantastique coureur d'équipe, mais as-tu des objectifs personnels pour la suite du Tour ?

Non, ça n'a pas sa place, ça n'a pas sa place. Au final, je pense qu'on a suffisamment d'ambitions collectives ; comme tu le dis, on a beaucoup de travail devant nous, et puis je suis heureux de faire partie d'une équipe comme celle-ci, je pense que c'est le rêve de presque tous les coureurs. Je pense que si on peut contribuer à un tel succès… 

Je pensais justement hier matin ou ce matin, quand on voit les drapeaux au quartier général de l’équipe, avec le maillot vert, le maillot blanc, celui de la France ainsi que celui du classement général par équipe, que peut-on espérer de plus, n’est-ce pas ? Au final, je pense que faire partie d’un collectif aussi solide est déjà une réussite ; pour ma part, j’en suis plus que satisfait, et bien sûr, si une opportunité se présente, comme cela s’est produit l’année dernière au Giro, je ferai de mon mieux pour la saisir, mais cela signifierait que les objectifs de l’équipe ne se déroulent pas comme prévu, donc je préfère garder cette carte en réserve.