"Si j'arrive sur une course, c'est pour essayer de la gagner", insiste Paul Seixas

Paul Seixas ne pense qu'à la victoire.
Paul Seixas ne pense qu'à la victoire.Photo par JOHN THYS / AFP

"Si j'arrive sur une course, c'est pour essayer de la gagner", a insisté mercredi Paul Seixas après avoir remporté la Flèche Wallonne dès sa première participation, à seulement 19 ans.

Question : Que représente cette victoire ?

Réponse : "Ça représente quand même quelque chose, la Flèche. C'est une très belle course que je regarde tous les ans à la télé. Donc voilà, pouvoir la gagner pour ma première participation, c'est exceptionnel."

Q: Ça s'est déroulé comme vous l'aviez prévu ?

R: "J'avoue qu'on avait un plan bien différent ce matin. On ne peut pas toujours l'exécuter à la perfection. Surtout sur une course où le placement est vraiment très chaotique. La preuve, j'ai un rayon pété en haut de la bosse. Les gars ont vraiment fait un gros travail pour me placer. Jordan (Labrosse) a réussi à faire son travail à merveille. Après, les autres ont malheureusement été pris dans la boule. Et du coup, je me suis un peu débrouillé seul. Au final, je l'ai fait au feeling. J'ai jaugé mes adversaires et j'ai fait vraiment mon effort à 300 mètres de la ligne."

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Q: Que vous inspire le fait de devenir le plus jeune vainqueur de la Flèche Wallonne ?

R: "Honnêtement, ça ne m'intéresse pas. Je ne dis pas ça de manière péjorative. C'est juste que je me concentre sur ce que j'ai à faire. Je suis le leader de l'équipe. Peu importe mon âge, si j'arrive sur une course, c'est pour essayer de la gagner. Aujourd'hui, j'avais les capacités de le faire, je l'ai fait. Le plus important, c'est de gagner. Pas forcément les statistiques derrière, même si c'est sympa."

Q: Est-ce que vous vous épatez vous-même ?

R: "Bien sûr, je me suis surpris quand même dans le Mur (de Huy). Je ne savais pas trop comment allaient être les sensations sur un type d'effort qui est différent de ce que j'ai l'habitude de faire. Je suis content de voir que je suis capable de faire de belles choses aussi sur des efforts courts. Ça confirme ce que je pensais."

Q: Est-ce que c'est une victoire logique au final en l'absence de Tadej Pogacar ?

R: "Ah bah non, c'est toujours difficile. Il n'y a pas que Pogacar. On ne se rend pas compte des fois. Mais le niveau World Tour est très très dense. De son canapé ou devant la télé, on se dit que c'est facile. Mais non, chaque victoire, il faut aller jusqu'au plus loin de soi-même pour aller la chercher. Je réalise un super début de saison avec beaucoup de victoires. Mais il y a toute une équipe derrière qui travaille. Les DS (directeurs sportifs) et tout le staff s'emploient à 200% pour qu'on ait une stratégie la plus parfaite possible. On a des vidéos, des reconnaissances. Ça se joue à ces détails-là. En course, il faut rester placé et avoir une équipe solide. Ce n'est pas seulement mettre de la puissance à la fin et faire péter tout le monde. Ça ne se passe pas comme ça."

Q: Cette victoire vous met encore plus en confiance pour Liège-Bastogne-Liège dimanche ?

R: "C'est sûr que ça met un peu en confiance. Après, Liège sera une course totalement différente avec d'autres très forts adversaires qui n'étaient pas ici. J'ai vraiment l'impression de pouvoir me frotter à ces gars-là. Encore une fois, ce sont des grands du cyclisme et ils sont extrêmement forts. On va se battre jusqu'à la fin. C'est bien d'avoir gagné aujourd'hui. Mais il faut passer à autre chose maintenant."

Propos recueillis en conférence de presse

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