Infantino a pris ses fonctions en 2016, succédant à Joseph Blatter après les scandales de corruption à la FIFA. En décembre 2022, la Fédération a annoncé, à l’issue d’une réunion du Conseil, que la période de 2016 à 2019 ne serait pas prise en compte dans la limitation du nombre de mandats pour Infantino. L’organisation FairSquare, qui avait déjà saisi la commission d’éthique de la FIFA en raison de la proximité d’Infantino avec le président américain Donald Trump, critique le fait que la FIFA n’ait jamais communiqué de "base juridique" à ce sujet.
La règle sur la limitation du mandat est "claire" et ne prévoit "aucune exception liée à la durée complète ou incomplète du mandat, ni à la nature du congrès – ordinaire ou extraordinaire – lors duquel l’élection a eu lieu", cite le portail The Athletic à partir de la lettre adressée à trois membres d’un comité de contrôle de la FIFA, relevant du comité de gouvernance, d’audit et de conformité.
FairSquare remet en cause l’interprétation de la FIFA
FairSquare estime ainsi qu'"une interprétation qui ignorerait les trois premières années de mandat irait également à l’encontre de l’esprit et de l’objectif de la règle". L’organisation a donc demandé à la FIFA "d’appliquer ses propres règles et d’exclure Infantino d’une nouvelle candidature", a-t-elle indiqué lundi. Selon elle, la gestion de ce dossier illustre une fois de plus qu’Infantino "dirige la FIFA davantage comme une dictature que comme une démocratie".
En raison de son projet d’investisseurs pour la Coupe du monde, désormais abandonné, le président de la FIFA fait de toute façon l’objet de critiques depuis plusieurs semaines. Les confédérations continentales d’Europe, d’Asie ainsi que d’Amérique du Nord et centrale ont durci le ton à l’égard d’Infantino, mais certains fédérations nationales issues de ces confédérations lui ont tout de même apporté leur soutien. Aucun éventuel adversaire ne s’est encore déclaré.
