"C'est un défi pour moi", a dit M. Chaabani lors d'une conférence de presse à Tunis, disant connaître "très bien la situation du football tunisien qui n'est pas bonne".
Promettant de faire progresser le jeu tunisien, il a appelé à "améliorer l'image de la Tunisie et sa place parmi les pays africains".
Selon Mouine Chaabani, il y a beaucoup de frustration, et le travail sera au début surtout "d'ordre mental" pour les joueurs. L'entraîneur de 45 ans a reconnu que sa mission ne serait "pas facile".
Interrogé sur le recours éventuel à des joueurs binationaux, il a répondu : "Je n'aime pas le terme 'binationaux', le joueur est Tunisien".
Le recours aux binationaux lors du Mondial avec une équipe formée en majorité de joueurs évoluant dans des clubs européens a suscité de vives critiques. La presse locale a qualifié la prestation des Aigles de Carthage de "pire participation" tunisienne à une Coupe du monde.
Le plus important aux yeux de M. Chaabani est de recruter des joueurs "compétitifs". Chacun devra "avoir un rythme de match et de compétition lui permettant d'être prêt à jouer directement un match officiel, indépendamment de son nom, son club ou de son âge. La condition physique sera le critère déterminant", a-t-il assuré.
Nommé le 28 juillet avec un contrat de quatre ans, Mouine Chaabani avait succédé au Français Hervé Renard, appelé pendant le Mondial pour remplacer au pied levé le Franco-Tunisien Sabri Lamouchi, limogé après la lourde défaite du match inaugural contre la Suède (5-1).
L'ex-entraîneur de l'Arabie saoudite n'a pas réussi à redresser la barre, la sélection tunisienne s'inclinant contre le Japon (4-0) puis contre les Pays-Bas (3-1).
M. Chaabani a entraîné l'Espérance Sportive de Tunis avec qui il a gagné trois titres de champion de Tunisie, deux Supercoupes nationales et deux Ligues des champions d'Afrique (2018 et 2019). Il a poursuivi sa carrière en Égypte (Al-Masry et Ceramica Cleopatra) avant de prendre la tête du club marocain du Renaissance de Berkane début 2024.
