Depuis que Mediapro a été choisi par la LFP comme diffuseur, Canal+ a coupé les ponts avec le football français. Les conséquences ont été immédiates avec une chute des revenus, au point que la Ligue 1 doit inventer une plate-forme inédite pour tenter de subsister.
À 2 mois du début de la saison 2025-2026, le temps presse pour Nicolas de Tavernost, le nouveau patron de la LFP. Et l'ancien propriétaire des Girondins de Bordeaux n'a pas dû cacher sa joie quand il a reçu deux offres formulées par la chaîne cryptée.
Selon les informations de L'Equipe, le président de Canal+ aurait proposé de devenir le mandataire exclusif de la distribution de la nouvelle chaîne Ligue 1 sur la période 2025-2029. À la clef : un minimum garanti qui ferait grand bien à de nombreux clubs de l'élite et le partage des revenus jusqu'à un pourcentage qui reste à définir. En revanche, la somme de ce minimum garanti n'est pas encore connue, d'autant que les abonnés Canal pourrait obtenir un tarif réduit. Cependant, la LFP aurait accès au fichier client.
Par ailleurs, Canal+ pourrait co-diffuser l'affiche du dimanche soir sur son antenne premium, après un CFC consacré à la L1.
Dans le même temps, le groupe détenu par Vincent Bolloré aurait soumis une seconde offre : une distribution non-exclusive qui pourrait apporter entre 800.000 et un million d'abonnés sur une note transmise à la LFP Media.
Malgré cet intérêt, Canal+ n'aurait pas répondu à l'appel d'offres concernant la production de la future chaîne.
En l'état actuel des choses, Canal+ paye 480M€ par saison pendant encore deux ans pour diffuser les trois Coupes d'Europe ainsi que 250M€ minimum par an pour diffuser BeIN Sports en exclusivité jusqu'en 2030.
