Aller au contenu principal

Quand le jeu devient dur, le Barça n'est pas bon

Le Barça est tombé contre le Real Madrid
Le Barça est tombé contre le Real MadridREUTERS/Albert Gea

Cinq jours après avoir chuté au Parc des Princes contre le PSG (4-2), le FC Barcelone a perdu le Clásico au Camp Nou (1-2). L'impression laissée est une constante depuis le début de l'ère Hansi Flick : quand le match est sous haute pression, le Barça ne tient pas le choc.

Certes, il y a eu ce renversement de situation quasiment inespéré en finale de la Copa del Rey en 2025 à La Cartuja, avec une égalisation in extremis de Ferran Torres et un but sorti de nulle part signé Jules Koundé en prolongation. Mais hormis ce succès aux airs d'exception qui confirme la règle, une impression perdure depuis l'arrivée d'Hansi Flick : son Barça n'a pas de mental. 

Gianluca Vialli avait tout résumé en une maxime : "quand le jeu devient dur, les durs deviennent bons". Le Real Madrid de José Mourinho n'est pas la réincarnation de celui de la Quinta del Buitre ou celui de Vicente del Bosque première époque Galactique. Il ne propose guère de football, gagne parfois largement mais davantage par la force que par la finesse. Le Barça était prévenu : les Madridistas allaient proposer du sang, de la sueur et des larmes catalanes. Il n'y a pas eu tromperie sur la marchandise : cce n'est pas l'esthétique qui compte mais bien le résultat. Le Real Madrid a appliqué son plan très minimaliste comme prévu, verticaliser au maximum et c'était au Barça de se prémunir de ça. Il en a été incapable et c'est une faiblesse récurrente, d'autant que ses facultés de concentration collective sont régulièrement mises à mal, quasiment à chaque match. 

Dans les coursives du Camp Nou s'ébauchaient déjà les critiques à l'encontre de la gestion de Flick, coupable de trop faire jouer Lamine Yamal par exemple, au risque de le blesser comme ce fut le cas en avril dernier alors que la Liga était dans la poche. Une constatation qui vaut aussi pour Luis de la Fuente qui a usé la star jusqu'à la corde pendant la dernière fenêtre internationale. 

Mais au-delà des états de forme respectifs, c'est bien de mentalité dont il est question. La saison dernière, le Barça est tombé deux fois en format aller-retour contre l'Atlético de Madrid, en Copa del Rey comme en Ligue des Champions avec une expulsion de Pau Cubarsí en prime. L'année d'avant, il y avait eu l'élimination à Milan contre l'Inter alors que, quelques minutes plus tôt, le billet pour la finale à Munich était à quasiment poinçonné. 

Pour autant, tout imputer à Flick serait extrême. Après tout, en 1/4 de finale de la Ligue des Champions en 2024, sous les ordres de Xavi Hernández, Ronald Araújo avait tout mis par terre avec une expulsion inutile. L'Uruguayen a été ciblé par les supporters blaugranas mais, avec le recul, était-il le symptôme ou le diagnostic ? 

Flick a hérité de cette situation et malgré les trophées, le niveau de jeu et l'expérience emmagasinée par des joueurs qui, pour certains, ont remporté l'Euro et/ou la Coupe du monde, cela ne suffit toujours pas à mettre de côté, ne serait-ce que quelques instants, la volonté d'être beau pour mettre le pied et casser le rythme. Après tout, avec un match nul, c'était quasiment comme gagner car cela maintenait l'écart de 6 points. 

L'arrivée de Rodri devait solidifier le bloc blaugrana mais son impact de joueur de Premier League n'a pas rejailli sur ses coéquipiers. D'ailleurs, c'est après son entrée en jeu au Parc que le Barça a glissé. 

Sacrifier le style pour des considérations plus bassement terre à terre, valoriser les possessions défensives, savoir garder un résultat, c'est aussi jouer au football. 

Choisissez Flashscore sur GoogleRetrouvez nos articles plus souvent
AjouterAjouter sur Google