Les sprinteurs arriveraient-ils à basculer avec le peloton en haut du Muro di Ca' del Poggio, un 4e catégorie court mais raide (1,1km à 11,3% de moyenne) ?
Oui, ils y sont parvenus. Et après que le quatuor échappé a été repris à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée, ce raidard allait tout déterminer. Tombé à moins de 50 bornes de l'arrivée, Afonso Eulálio s'est requinqué, bouché deux minutes et a attaqué au plus fort de la pente, avant de faire la descente en compagnie de Johannes Kulset. Leur Barrachi s'est achevé après le panneau des 2 kilomètres et les grosses cuisses, qui tablaient sur une dernière explication massive à Rome, ont finalement pu se disputer l'arrivée.
Déposé par son poisson-pilote Jasper Stuyven dans un final sinueux, Paul Magnier a été impérial. Le Français a devancé Edoardo Zambanini et Jonathan Milan qui a fait rouler ses équipiers pour un accessit.
Avec ce troisième succès, Magnier récupère le maillot cyclamen, jusqu'alors propriété de Jhonatan Narvaez.
