Tous les résultats Roland-Garros et tennis sur Flashscore
C'était un moment attendu pour le tennis féminin français : l'entrée en piste de Lois Boisson. Après son inoubliable parcours surprise vers le dernier carré l'an dernier, elle était à deux doigts de retourner dans l'anonymat. Cela allait certainement arriver si elle ne battait pas Anna Kalinskaya au premier tour, un match dont elle n'était pas la favorite.
À ce sujet - Lois Boisson, un an après : les augures sont sombres pour la révélation de 2025
Contre une adversaire plus en jambes, la différence s'est faite sentir en début de match. La Française perdait une fois son service, puis deux, et ne trouvait aucun rythme sur ses mises en jeu : ce n'est qu'à la quatrième tentative qu'elle conservait son engagement. Problème, la Russe, si elle ne dégageait pas une énorme impression, était suffisamment solide pour avoir fait le trou.
Boisson bien sombre
Et quand il s'agissait de servir pour le set, elle ne tremblait pas. On voyait alors mal Lois Boisson renverser la situation, et encore plus quand elle concédait un nouveau break d'entrée de deuxième set. On croyait au miracle quand elle débreakait dans la foulée, mais sa qualité de première balle était bien trop insuffisante pour espérer quoi que ce soit, et Kalinskaya confirmait cette fois son break.
La fin était proche : ce n'était pas la Lois Boisson de 2025, intrépide, surpuissante, qui prenait des risques. Non, c'était la Lois Boisson de 2026, en manque de rythme, sans réel plan de jeu, crispée, loin du compte, qui baissait la tête comme sur un chemin de croix. Oh certes, il y aurait bien ce dernier jeu, seul vrai moment fort de la rencontre, sous forme de baroud d'honneur, qu'elle allait faire durer, durer, pour obtenir moultes occasions de renverser la rencontre…
… mais cela n'allait pas arriver. 6-2, 6-2, net et sans bavures : la défaite est logique, et finalement, assez convenue. La Française va quitter le top 150, et son prochain objectif sera de ne pas sombrer dans l'oubli…
