"Il doit y avoir une réaction" : à Roland-Garros, les panneaux publicitaires dans le viseur des joueurs

Zeynep Sönmez au sol ce vendredi.
Zeynep Sönmez au sol ce vendredi.MUSTAFA YALCIN/ANADOLU VIA AFP

Faut-il déplacer les bâches et les panneaux publicitaires de fond de court à Roland-Garros ? La N°3 mondiale Iga Swiatek a appelé ce vendredi les organisateurs du tournoi à réagir après plusieurs blessures ces derniers jours.

Après le Belge Alexander Blockx, forfait pour le deuxième tour après s'être bloqué la cheville droite dans les bâches de fond de court "tellement nécessaires", c'est la Turque Zeynep Sönmez qui s'est pris les pieds dans un panneau publicitaire ce vendredi.

La Stambouliote, qui disputait un match de double avec l'Allemande Tatjana Maria, a été contrainte d'abandonner.

"Je n'ai pas vu les incidents, mais j'en ai entendu parler", a affirmé Swiatek ce vendredi en conférence de presse. "Si ce genre de choses arrive, il doit y avoir une réaction" de la part des organisateurs du tournoi, a-t-elle insisté après sa victoire au troisième tour contre sa compatriote polonaise Magda Linette.

"Sur terre battue, on a parfois besoin de plus d'espace car les balles rebondissent plus haut", a développé la N°3 mondiale.

"J'espère qu'ils (les organisateurs du tournoi, NDLR) placeront à un autre endroit" les éléments de fond de court "ou que les messages publicitaires seront affichés différemment parce que c'est dangereux", a conclu la quadruple lauréate de Roland-Garros.

Plus tôt ce vendredi, l'Ukrainienne Marta Kostyuk (15ᵉ) avait déjà jugé "très dangereux" les éléments de fond de court, rappelant les blessures des Belges David Goffin à Roland-Garros en 2017 (à cause d'une bâche) et Kirsten Flipkens à Abu Dhabi en 2021 (panneau publicitaire). "J'essaie d'être très prudente avec ça", a-t-elle poursuivi.

"Au deuxième tour, mon adversaire a joué un lob très profond. Je n'ai pas joué cette balle à fond, je préfère perdre le point que de me blesser", a fait valoir la seule joueuse invaincue sur terre battue cette saison.

Interrogé sur l'intérêt qu'il y aurait à enlever les éléments de fond de court, Kostyuk s'est montrée fataliste. "Je ne sais pas. Honnêtement, j'ai l'impression que certaines règles ne peuvent pas être modifiées, quoi qu'il se passe. Peu importe combien on parle du sujet ou combien tu te bats, ce sont les règles", a soupiré l'Ukrainienne.