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Les pilotes pas convaincus par la réduction de la durée des Grands Prix en 2027

Lewis Hamilton à Bakou ce mercredi.
Lewis Hamilton à Bakou ce mercredi.IGOR IVANKO/AFP

La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a annoncé lundi une réduction de 5 % de la durée des Grands Prix de F1 en 2027, une mesure qui ne semble pas convaincre les pilotes interrogés ce mercredi avant le Grand Prix d'Azerbaïdjan.

"On prendra les résultats de cette année mais trois tours avant la fin ! Je pense honnêtement que cette mesure sera très transparente. Ça peut peut-être, en fonction des circuits, jouer sur le nombre d'arrêts aux stands et ça va favoriser les stratégies à un seul arrêt", a estimé le Français Pierre Gasly auprès de l'AFP et L'Équipe.

"Pour certaines courses qui peuvent être longues et éprouvantes comme Singapour, ça sera bien, mais pour d'autres comme Monza, cela va sembler trop court... Mais cela ne va pas changer grand chose", a ajouté le Britannique George Russell (Mercedes).

La FIA a décidé de réduire à partir de l'an prochain la durée minimale des courses de 305 à 290 km, ce qui correspond en moyenne à deux ou trois tours de moins à parcourir.

Comme la partie thermique du moteur sera un peu plus importante en 2027 que cette saison, la consommation de carburant va aussi augmenter et cette réduction de la longueur des Grands Prix permettra d'éviter que les pilotes doivent économiser l'essence. C'est également un moyen de lutter contre des courses de F1 souvent jugées trop longues et soporifiques.

"Est-ce une bonne chose ? Ça dépend de la situation. Parfois tu aurais besoin de trois ou quatre tours en plus pour doubler, et parfois tu aimerais qu'il y en ait trois ou quatre de moins quand tu défends ta position. Je ne pense pas que ce soit primordial", a expliqué le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull).

"Je serais prêt à réduire la durée des courses de moitié pour avoir un meilleur moteur", a ajouté le quadruple champion du monde, très critique envers les monoplaces de 2026 dont le moteur est à 45 % électrique, ce qui implique une gestion de l'énergie pas naturelle pour les pilotes.

Le Britannique Lewis Hamilton (Ferrari) s'est, lui, montré déçu car au contraire, il voudrait que les Grands Prix soient plus longs.

"Je ne pense pas que réduire les courses ait beaucoup de sens. Il y a déjà beaucoup de courses avec un seul arrêt aux stands et notre sport est censé être celui le plus exigeant physiquement. Même si lors de certaines courses on est à la limite comme à Singapour, on devrait pousser nos corps toujours plus vers la limite et ce n'est pas raccourcissant les courses que cela va être le cas", a fait valoir le septuple champion du monde.

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