La Formule 1 a annoncé que Monaco ferait partie d’un record de dix circuits accueillant une course sprint lors de la publication de son calendrier 2027 la semaine dernière.
Cette décision a surpris certains, la configuration en bord de mer, où les dépassements sont quasiment impossibles, offrant des qualifications palpitantes mais des courses processions remportées depuis la pole.
Si un week-end sprint offrirait aux fans deux séances de qualifications, il impliquerait aussi une course supplémentaire en plus du Grand Prix phare du dimanche qui, bien que plus courte, devrait être tout aussi pauvre en dépassements.
"Pour moi, ça n’a aucun sens", Hamilton a déclaré aux journalistes sur le circuit urbain de Bakou mercredi, avant le Grand Prix d’Azerbaïdjan samedi.
"J’ai toujours dit que Monaco devait être différent. Nous avons intégré les courses sprint, et je pense que cela a apporté quelque chose de nouveau à la discipline, mais il faut trouver une solution différente pour un endroit comme celui-là. Je ne sais pas ce que c’est, mais les courses sprint ne sont pas la solution", a ajouté le pilote Ferrari, triple vainqueur à Monaco.
La Formule 1 a introduit le format sprint en 2021, en l’expérimentant sur trois courses cette année-là.
La saison 2026 comptera six courses sprint, avec Singapour, autre circuit urbain, qui accueillera la dernière sprint de l’année le mois prochain.
Une victoire lors de la course sprint du samedi rapporte huit points au vainqueur, ce qui signifie qu’un pilote peut repartir du week-end avec un maximum de 33 points au lieu des 25 habituels s’il s’impose lors des deux courses.
La Formule 1 a indiqué que ses données montraient une audience totale 12 % supérieure lors des week-ends sprint par rapport aux week-ends classiques.
Mais le champion du monde en titre chez McLaren, Lando Norris, estime qu’il existe de meilleurs circuits pour organiser une course sprint.
"Honnêtement, ce n’est pas à nous de choisir où nous courons, donc encore une fois, inutile de perdre mon temps à y penser", a déclaré le Britannique.
Le quadruple champion du monde de Red Bull, Max Verstappen, jamais adepte du format sprint, a ajouté : « C’est le même scénario que lors de la course principale, non ?
"On est excité au départ puis on ne peut pas dépasser."
