"Si on me frappe, bon courage, parce que la prochaine que je vais mettre, ça ne sera pas la même. C'est comme ça que je veux continuer", a martelé le Normand de 30 ans devant trois journalistes français (L'Équipe, Autohebdo, AFP) à Sepang, en Malaisie, qui accueille ce week-end le Grand Prix de Bahreïn annulé en raison du conflit au Moyen-Orient.
"Je mérite d'être ici. Je me suis battu avec tous les meilleurs. Maintenant, il faut trouver une solution, mais c'est loin d'être fini", a-t-il assuré, au lendemain de l'annonce de son divorce avec Haas, épaulée par Toyota, et dont les monoplaces sont motorisées par Ferrari.
Ocon, élevé dans une famille de la classe moyenne sans fortune personnelle comme d'autres pilotes, avait annoncé mercredi sur X qu'il quitterait Haas à la fin de l'année, "la tête haute", mais que ce n'était "absolument pas la fin de (sa) carrière en Formule 1".
"Ce n'est jamais fini", a-t-il répété, même si la période des transferts et de confirmation des 22 baquets pour 2027 touche à sa fin et qu'il est a priori sans volant de titulaire.
"J'ai toujours dû travailler, dû me battre et ça m'a rendu plus fort", a fait valoir le trentenaire, en allusion à 2019 où il s'était retrouvé pilote de réserve chez Mercedes et à sa dernière saison chez Alpine F1 en 2024 où il avait été exclu avant la fin de l'année.
Haas a sobrement confirmé la "séparation" fin 2026, son directeur japonais Ayao Komatsu saluant "le professionnalisme et l'implication" du Normand, qui a gagné un unique GP de F1 en 2021 en Hongrie, avec Alpine.
Ocon avait écrit sur X, avec amertume, que son passage de deux ans chez Haas avait été plombé par des "facteurs indépendants de (sa) volonté et hors de (son) contrôle".
"Il est clair que les raisons ne sont pas du tout la performance" individuelle, s'est-il défendu. "À chaque fois que j'ai eu une voiture saine, on a réussi à faire des bons résultats", a conclu celui qui compte seulement sept points au classement provisoire (16e place).
Il s'est souvent plaint du développement de sa voiture et a laissé entendre qu'il ne bénéficiait pas d'un traitement équitable face à son coéquipier Oliver Bearman. "Esteban a été un super coéquipier et c'est du gâchis de le voir partir", a déploré le jeune Britannique.
