Le circuit, dont le projet a été dévoilé jeudi, se déploierait sur près de cinq kilomètres dans les rues de cette grande ville portuaire, connue pour héberger le principal aéroport du pays, à l'ouest de la capitale Séoul.
Inspiré par les tracés urbains de Singapour et Las Vegas, il pourrait rassembler 400 000 spectateurs sur le week-end, selon les responsables d'Incheon.
La Corée du Sud a accueilli quatre Grands Prix de Formule 1 entre 2010 et 2013, à Yeongam (sud-ouest), mais le pays des constructeurs Hyundai et Kia (absents de la F1) y a renoncé pour raisons financières et par manque d'intérêt du public local, en dépit du contrat l'engageant jusqu'en 2016.
"Il est tout à fait possible de marier les Grands Prix de Formule 1, qui sont devenus des spectacles, et la K-culture", assurent désormais les promoteurs coréens. La K-culture désigne la stratégie de "soft power" déployée par les autorités pour soutenir la croissance du pays, illustrée par le succès à l'international de la K-Pop ou des "dramas" (séries).
"Nous avons l'intention d'organiser des événements culturels, en invitant par exemple des artistes internationaux, pour élever les infrastructures culturelles et touristiques d'Incheon aux standards internationaux", insistent-ils.
Les responsables de la F1 n'ont pas réagi immédiatement à cette candidature.
Un Grand Prix devait se courir en 2020 au Vietnam, mais il avait été annulé pour cause de pandémie de Covid-19 et n'est jamais revenu au calendrier. La Thaïlande s'est dite candidate à l'organisation d'un GP à partir de 2028.
Toujours en Asie du Sud-Est, la Malaisie a accueilli la F1 de 1999 à 2017.
