BMW à l'assaut des Japonaises aux 24 Heures du Mans moto

La BMW aux 24h Motos 2025.
La BMW aux 24h Motos 2025.JEAN-FRANCOIS MONIER/AFP

Emmenées par la Yamaha du YART, tenante du titre et en pole position au départ, soixante machines s'élanceront samedi à 15h00 pour la 49ᵉ édition des 24 Heures du Mans moto, où BMW espère devenir le premier constructeur européen à remporter l'épreuve.

Depuis la première édition en 1978, jamais la victoire n'a échappé à une moto japonaise. Suzuki a gagné 15 fois, Honda et Kawasaki 14 fois, Yamaha 5 fois. Mais cette année, BMW paraît mieux armée que jamais pour écrire l'histoire et briser la suprématie nippone lors de cette première des quatre épreuves du championnat du monde d'endurance.

Quatrième l'an dernier, le BMW Motorrad World Endurance Team – basé en Belgique – partira en deuxième position sur la grille, grâce notamment à un tour canon de Michael van der Mark, champion du monde Supersport 2014 et ancienne gloire du Superbike, qui s'est approché à quelques millièmes du record du tour.

La préparation a été parfaite, et BMW avait même signé les meilleurs temps des pré-tests organisés les 31 mars et 1ᵉʳ avril. "Nous avons été les plus rapides pendant deux jours, une fois en pneus de course et une fois en pneus de qualification. On ne peut pas faire mieux", s'était réjoui Werner Daemen, le patron du BMW Motorrad World Endurance Team.

Reste que les meilleurs temps en qualifications ce vendredi ont été réalisés par les pilotes de la Yamaha YZF-R1 du YART, qui s'élancera en tête pour la troisième année consécutive.

Avec le N°1 de champion du monde sur leur carénage, Marvin Fritz et Karel Hanika (meilleur temps en 1 min 34 sec 267/1000) ont tous les deux battu l'ancien record du tour du circuit Bugatti, sur lequel sont traditionnellement disputées les 24 Heures moto. Le troisième larron de l'équipe sera l'expérimenté Argentin Leandro Mercado, âgé de 34 ans.

Suzuki revancharde

Parmi les autres prétendants, Suzuki a une revanche à prendre. Le team franco-japonais du SERT a perdu le championnat du monde pour un point l'an dernier, malgré son triomphe au Bol d'Or, l'autre épreuve de 24 heures de la saison.

Au Mans, la moto avait accumulé les chutes et terminé en sixième position. Cette année, le SERT a reconstitué l'équipe Gregg Black, Etienne Masson et Dan Linfoot, vainqueur de l'édition 2024 pour se donner les meilleures chances.

"On a revu la stratégie de la moto, le châssis, on a une moto qui est beaucoup plus homogène, qui passe bien sur le sec. S'il pleut, ça marchera également, a expliqué le patron de l'équipe Damien Saulnier. On avait une moto qui n'était pas rapide sur le mouillé, si tu voulais aller vite, tu arrivais à faire des erreurs."

Gare aussi à la Kawasaki Webike Trickstar n°11, qui tenait la tête l'an dernier à une heure de l'arrivée avant une chute fatale. L'atout "expérience" des verts s'appelle Gregory Leblanc, co-détenteur (avec Alex Vieira) du record de victoires dans la Sarthe avec cinq succès à son palmarès.

Et Honda ? Après une saison de transition en 2025, le team franco-japonais a étoffé son équipage, en recrutant John McPhee aux côtés d'Alan Techer et Corentin Perolari. La N°5 a toutefois été victime d'une fuite d'essence et d'une chute de Techer ce vendredi lors des qualifications.