Kimi Antonelli sous pression de son coéquipier et des McLaren

Kimi Antonelli et Lando Norris à Miami.
Kimi Antonelli et Lando Norris à Miami.REUTERS/Brian Snyder

Le jeune prodige italien de la Formule 1 Kimi Antonelli sera ce week-end au Grand Prix du Canada sous pression de son coéquipier britannique chez Mercedes, George Russell, et des McLaren du champion du monde Lando Norris et d'Oscar Piastri.

Même si Antonelli, 19 ans, a remporté trois Grands Prix de suite (Chine, Japon et Miami) et Russell le premier de la saison en Australie, l'écurie McLaren, double championne du monde des constructeurs en 2024 et 2025, a mis fin à Miami début mai à l'invincibilité des Mercedes avec un doublé en course sprint, suivi le dimanche des 2e et 3e places du GP.

"Nos concurrents ont franchi un cap à Miami et nous devons répondre", a ainsi averti le patron de Mercedes F1, Toto Wolff, qui apportera à Montréal "les premières évolutions de l'année" sur le châssis et l'aérodynamique de ses très performantes monoplaces.

Mais, a prévenu dans un communiqué l'ancien pilote et homme d'affaire autrichien, "la performance n'en est une que quand elle se confirme sur la piste", avant la course sprint d'une heure de samedi et le Grand Prix dimanche de 70 tours de 4,361 km chacun sur le circuit Gilles-Villeneuve de Montréal.

Du nom du champion canadien qui s'est tué à 32 ans lors du GP de Belgique en 1982, le circuit est très apprécié par des générations de pilotes pour ses lignes droites et ses chicanes et virages serrés, l'infrastructure ayant été construite il y a un demi-siècle sur une île artificielle de la plus grande ville de la "Belle province" du Québec francophone.

Ambitieux Russell

Avec 100 points, Antonelli mène au classement provisoire du championnat du monde des pilotes, 20 unités devant son coéquipier et très ambitieux aîné Russell.

En face, McLaren s'est déclarée dans un communiqué "regonflée" après ses performances à Miami et l'écurie basée au sud de Londres va poursuivre à Montréal ses améliorations sur les voitures du Britannique Norris et de l'Australien Piastri.

Deuxième au Championnat du monde des constructeurs, Ferrari et ses pilotes, le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton âgé de 41 ans et le Monégasque Charles Leclerc, se montrent comme à leur habitude plutôt discrets sur leurs ambitions et les évolutions de la voiture.

La Scuderia se réjouit toutefois que le Grand Prix du Canada soit "le plus populaire" chez les tifosi parmi toutes les courses en Amérique du Nord à Miami, Austin, Las Vegas, Mexico et Montréal, laquelle se transforme quatre jours durant en festival à ciel ouvert pour des centaines de milliers de fans.

Saluant la "super atmosphère dans la ville et autour de la piste", le directeur français de l'écurie italienne, Frédéric Vasseur, a toutefois mis en garde dans un communiqué : "Nous devrons être sur la balle dès les premiers" essais et qualifications vendredi et samedi.

D'autant que les freins et le châssis sont soumis à rude épreuve sur l'"exigeant" circuit Gilles-Villeneuve et qu'on annonce des températures fraîches ce week-end, a-t-il souligné.

Red Bull dans le dur

Dernière des "quatre grandes" écuries, Red Bull connaît un début de saison difficile, même si elle a relevé la tête à Miami, grâce à une 5e place de sa superstar Max Verstappen.

Mais le quadruple champion du monde néerlandais ne cesse depuis des mois de pourfendre le nouveau règlement qui a imposé des moteurs hybrides à 50/50 thermiques et électriques et bouleversé la manière de piloter une F1.

Verstappen, coéquipier "senior" du jeune Français Isack Hadjar, menace même de quitter la discipline reine des sports mécaniques pour plonger dans l'endurance automobile.

Même s'il est rentré le week-end dernier très déçu d'avoir raté son pari de première victoire aux 24 Heures du Nürburgring (Allemagne) sur sa Mercedes AMG en catégorie GT3.