Max Verstappen : toujours là
Il ne disparaît jamais vraiment. L'an dernier, le Néerlandais est revenu à la compétition après un début de saison compliqué et a bien manqué de s'approprier un nouveau titre. Cette année, malgré des difficultés liées à la nouvelle réglementation, et une voiture compliquée à manoeuvrer, Verstappen s'accroche toujours. Il a notamment réalisé 7 podiums (8 en comptant Bahreïn), et ce week-end, a décroché à la fois sa première pole de la saison, et sa première victoire.
Jamais rassasié, le pilote Red Bull a encore une fois prouvé pourquoi il possédait quatre titres mondiaux.
Rapide et tranchant en qualifications, il a mis les Mercedes à l'amende. Et, ce dimanche, même si toutes les conditions n'étaient pas réunies, il est allé chercher la victoire. Une belle course, menée avec panache et résistance.
"C'est une victoire vraiment agréable après l'année que nous avons connue et les progrès que nous avons réalisés. Je suis donc vraiment fier de tout le monde. C'est tellement agréable de gagner ici", a-t-il ainsi exulté après la course.
Il aura encore du pain sur la planche cette semaine, avec le Grand Prix de Singapour qui approche à grands pas. Mais, il ne serait pas étonnant de le voir tout en haut de l'affiche.
Un retour de Lewis Hamilton sur le podium
Verstappen n'est pas le seul Champion du monde à avoir fait son retour sur le devant de la scène. Hamilton était aussi de la partie ! Après une bonne séance de qualifications (2e sur la grille), le Britannique s'est fait une frayeur lors du premier départ en course. Il a cependant bénéficié d'un restart important et a pu courir sans se dégonfler.
Résultat, le pilote Ferrari est passé de la 18e place à la 3e en l'espace de deux heures passées sur le circuit. Une remontée impressionnante, marquée par une bonne gestion de ses pneus, les incidents de course, et du rythme jusqu'à la fin.
Ainsi, Hamilton est remonté sur le podium pour la première fois depuis Silverstone (juin 2026).
Ce classement devrait d'ailleurs l'encourager à aller de l'avant et toujours repousser les limites lors des prochains Grands Prix.
"C’était vraiment une journée folle. J’ai eu un problème de logiciel, comme tout le monde. Je ne savais pas que les autres vivaient la même chose, donc je pensais que la course était terminée, mais j’ai pu redémarrer", a souligné le pilote ce dimanche. "Quand on a pris le départ, nous étions sur les mauvais pneus et la piste était encore détrempée. J’ai cru que ma course était fichue. C’était très difficile, mais j’ai continué et j’ai été patient."
La FIA face à ses responsabilités
Le Grand Prix a beau avoir été disputé et connu un nouveau champion cette saison, il n'en a pas demeuré moins agité. Si vendredi et samedi se sont passés dans une chaleur étouffante, dimanche s'est avéré être un obstacle majeur au déroulement de l'événement.
Si on oublie les critiques du public face à l'organisation, il reste tout de même les pluies diluviennes qui se sont abattues sur le circuit à l'heure du départ. Un long retard a été retenu par la FIA sans qu'aucune information ne filtre.
Ainsi, le départ a été annoncé 45 minutes après ce qui aurait dû être le début de la course. Mais, bien que la pluie ait diminué en intensité, la piste était encore mouillée et des gouttes filtraient toujours à travers les nuages.
Résultat, la moitié des pilotes de la grille ont non seulement dû rouler au ralenti lors du tour de formation, mais ont aussi été confrontés à un bug pur et simple de leur boitier FIA. Ne pouvant que constater le désastre, l'organisation a déployé un drapeau rouge et invité tous les coureurs à relancer leur boitier.
Là encore, peu d'informations ont filtré quant à la reprise. Ce n'est qu'après près d'une heure que tout a repris - et surtout, a pu réellement commencer.
Le chaos que cela a provoqué a eu un gros impact sur la course et sa réception. La FIA a grandement été pointée du doigt et devra faire mieux lors des prochaines courses où la pluie s'invite à l'événement.
