Il n'est toujours pas remis. L'attaquant phare de l'équipe rennaise, Estéban Lepaul, se rétablit d'une blessure à la cheville (entorse). En son absence, ses coéquipiers peinent à réellement se montrer dangereux devant les cages adverses et le verdict est sans appel : une dérouillée subie à Nice (5-2) et un match vierge et nul face à l'Olympiakos (0-0).
Si de belles prises de décision de Boulaye Dia sont à noter contre Strasbourg (3-0), l'attaque a tout de même aussi eu du mal face à la Juventus (2-2, dont un but sur penalty). Et si elle veut se distinguer pour côtoyer les sommets du Championnat, l'équipe a besoin de plus de régularité en attaque.
Les essais ne manquent pas
L'ambition est là. Les tentatives aussi. Les Rennais ne reculent pas devant la pression mise par leurs adversaires et cherchent toujours à aller de l'avant. Avec une attaque à deux, composée de Dia et Mousa Al-Tamari, ils comptent sur des projections rapides et de l'explosivité pour malmener les défenses rivales.
Et cela fonctionne tout de même un peu. Plus d'une fois, récemment, les Aiglons, comme les Grecs, ont été mis à mal par la vitesse du Jordanien. Mais, le résultat est plutôt sans appel : il n'a pas réussi à convertir. Seul son but contre la Juventus, a fait basculer le cours d'une partie en quatre derniers matchs toutes compétitions confondues.
Pourtant, il a été présent. Contre l'OGCN, par exemple, il a tiré quatre fois au but, touché 10 ballons dans la surface adverse, réussi huit de ses duels tandis que face à l'Olympiakos, il a tenté trois fois de tirer, touché six ballons dans leur surface, et emporté neuf duels. L'envie est consistante et présente. En revanche, la finalité n'est pas au rendez-vous.

Pour Dia, la réussite a été plus présente. Mais, elle n'est pas systématique. Récemment, il a par exemple marqué contre Strasbourg, Nice et la Juventus. Cependant, contre l'Olympiakos, il a été invisible. Et c'est dans ces moments-là que Lepaul manque. De plus, certes, l'attaquant a été buteur lors de 3/4 matchs, néanmoins, il a surtout inscrit 2 buts sur penalties. Dans le cours du jeu, la tâche est plus difficile.
Elle le sera sans doute encore face à Lille ce dimanche.
L'apport des latéraux et de Szymanski pour combler
Franck Haise peut tout de même compter sur ses latéraux et son milieu polonais, Sebastian Szymanski, afin de dynamiser ses phases offensives.
En effet, à eux trois, Mahamadou Nagida, Bryan Reynolds et Szymanski ont totalisé trois buts et trois passes décisives dans les quatre derniers matchs joués (soit en l'absence de Lepaul). Grâce à la capacité de percussion de Nagida, son talent au dribble et ses passes ajustées, les attaquants bénéficient de ses montées. De l'autre côté, la vivacité de Reynolds, et ses progressions, permettent encore un peu plus de verticalité.

Et puis, il y a Szymanski. Beaucoup plus percutant que l'an dernier, le Polonais ne cesse de rayonner au milieu de terrain. Contre Nice, par exemple, il a été l'homme fort de Rennes, avec un but, deux tirs, et trois touches de balle dans la surface rivale. Il a aussi détonné contre Strasbourg, en finissant homme du match, claquant un doublé, et remportant 11 duels.
"Le joueur est topissime et l’homme est au même niveau. À la fin de ma carrière, il fera partie de ceux que j’ai eu du bol d’entraîner. Il respire l’intelligence, le goût du collectif, le don de soi et la finesse", s'extasiait son coach à la fin de la saison dernière. Force est de constater que le joueur a poursuivi sur cette voie, et impressionne encore davantage.
En pleine forme, il tentera encore de faire basculer la rencontre face au LOSC. Et pourquoi pas, accompagner le Stade Rennais à la place de dauphin provisoire de Ligue 1.
