Est-ce que vous retenez du positif de cette rencontre ou bien les quatre buts encaissés très rapidement avant la pause on fait un peu mal. Quelle est votre analyse de cette rencontre ?
Le score reflète le match. Mais le score, 4-1 en première mi-temps, je pense qu'un ou deux buts sont évitables. Mais c'est l'équipe adverse qui nous pousse à ça, parce qu'on a fait quand même des erreurs. On a réussi à rivaliser, mais face à de grands temps de possession c'est difficile. on a du mal à avoir le ballon. Dans l'ensemble c'était cohérent, on a eu un petit moment en première période où c'étiat très difficile parce qu'elles ont augmenté le rythme de circulation du ballon. On a joué, on a proposé quelque chose, on n'a pas fait que défendre. Dans l'utilisation du ballon c'était bien, on a eu des situations qu'on aurait pu mieux finir. C'était une rencontre cohérente face à un adversaire de qualité.
Comment analysez-vous le début de ce match, marqué par un but rapide d'Évelyne Viens et par les nombreux duels qu'elle a livrés face à Irene Paredes ? Cibler l'espace dans le dos de la défenseure espagnole faisait-il partie du plan de jeu ?
C'est important, dans les duels, de répondre présente et d'imposer quelque chose à la ligne arrière adverse. On a plutôt bien débuté, on a peut-être marqué un peu tôt — je ne sais pas si c'est trop tôt ou non, en tout cas ça les a vite réveillées. Barcelone est une équipe qui vient chercher haut et qui presse, donc il y a forcément de l'espace dans leur dos. On peut parfois trouver des joueuses lancées et mettre le ballon dans cet espace-là.
Je dirais qu'on a fait une bonne entame. Puis, au bout de vingt minutes, elles ont mis le pied sur le ballon, et là, par contre, elles ont imposé leur rythme. C'est une équipe qui n'aime pas ne pas avoir la balle. Donc quand on a réussi à installer des temps de possession, on a pu jouer et sortir de leur pressing. Il aurait fallu le faire un peu plus souvent, surtout en première période.
En seconde période, ça a été mieux, on a été plus compactes. Face à ce type d'équipe, on a envie de jouer, parce que c'est aussi un football agréable et ouvert. Le problème, c'est que quand on s'ouvre, nous aussi ça va vite, et ça punit vite. Il faut donc trouver le juste milieu entre jouer et ne pas trop se découvrir. On a d'ailleurs encaissé des buts sur des phases de transition, notamment le premier. Il faut retenir de ce match que les grandes équipes marquent sur leurs occasions, ou même sur les erreurs de l'adversaire.
Je suis malgré tout assez satisfaite, même si le score ne nous est pas favorable. J'ai trouvé mon équipe courageuse : elle a proposé du jeu et essayé de mettre Barcelone en difficulté.
La saison passée, vous aviez débuté par un match nul avant de ne concéder que deux défaites sur l'ensemble de la phase de ligue. Cette fois, la campagne s'ouvre par une défaite. Comment envisagez-vous la suite de cette phase de ligue, et dans quel état d'esprit êtes-vous après un revers qui laisse déjà une chance en moins pour la suite de la compétition ?
On savait qu'en jouant contre Barcelone, on pouvait rêver de gagner, mais que ce serait très compliqué. Ce sera la même chose contre Arsenal : on rêve de gagner, mais on sait que ce sera compliqué aussi. La semaine prochaine sera différente d'aujourd'hui, même si l'adversaire est également très solide. Il faut prendre les matchs les uns après les autres, c'est un mini-championnat.
L'an dernier, on avait joué Chelsea, on avait perdu, on avait joué Barcelone, on avait perdu — face à toutes les équipes qui nous précèdent au classement, on avait perdu. Je ne sais pas si c'est notre compétition d'aller chercher ces équipes-là. Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'on jouera ensuite à Häcken puis à Køge, et ce sont ces matchs-là qu'il faut absolument gagner, même si on a très envie de prendre des points contre Barcelone ou Arsenal. Mais Barcelone, c'est fait, on n'en prendra pas. Il faut rebondir et se servir de ce match. Pour l'instant, on prend les rencontres de Ligue des champions les unes après les autres : on vient de terminer contre Barcelone, on reçoit Arsenal, et on verra ensuite. Il faut y aller tranquillement.
Vous connaissiez sans doute déjà bien cet effectif du Barça avant la rencontre. Qu'est-ce qui vous a malgré tout le plus marquée chez cette équipe, et comment l'envisagez-vous pour la suite de la compétition ?
Ce qui m'impressionne le plus, c'est leur capacité à sortir de la pression dans des petits espaces, en redoublant les passes très vite pour trouver la joueuse libre et mettre quelqu'un face au jeu. Elles sont capables de ressortir à trois en formant un carré au milieu. Je n'ai pas forcément envie de dire que c'est agréable quand on joue contre elles, mais c'est quand même beau à voir, ce genre de football. J'aime mon équipe, j'aime la façon dont elle joue, mais il y a eu de vraies séquences de jeu ce soir. C'est aussi pour ça qu'on aime le football.
