Rodrigo Riquelme est arrivé au Betis auréolé d'une réputation flatteuse qui lui avait permis de devenir international espagnol (2 capes) en 2024 sans pour autant devenir un joueur majeur pour Diego Simeone. Huit millions d'euros pour un tel joueur, il ne manquait plus que le ruban pour emballer le cadeau.
Formé chez les Colchoneros, "Roro" a été prêté à trois reprises : à Bournemouth en Championship, Mirandés en Segunda et Girona en Liga. Fort de ce passage en Catalogne (4 buts, 4 passes décisives en 34 matches de Liga), le milieu est revenu chez les Indios avec un début de statut, confirmé sur le terrain : 34 matches dont 17 titularisations, 3 buts, 5 passes.
L'envol ? Pas vraiment. Son temps de jeu s'est drastiquement réduit en 2024-2025, avec seulement 4 titularisations en 16 apparitions en championnat. La raison ? Diego Simeone l'a considéré progressivement comme un ailier droit, puis a privilégié la présence de Conor Gallagher à ce poste. Plus défensif que "Roro", il était mieux en vue pour l'Argentin. À 25 ans, l'Espagnol est donc poussé vers la sortie et rejoint Heliópolis.
Tout commence parfaitement : Riquelme empile 5 titularisations consécutives en Liga. Or il n'en aura plus que deux autres, la dernière le 15 décembre sur la pelouse du Rayo (0-0). En Ligue Europa, la donnée est la même et en phase à élimination directe, il a disputé à peine 35 minutes en 4 matches.
Avec une seule présence dans le XI de départ en janvier contre Elche en 1/8 de finale de la Copa del Rey, Riquelme était dans les cordes. Or l'absence d'Abde Ezzalzouli, touché au genou, lui a libéré une place sur l'aile gauche dans le 4-2-3-1 de Manuel Pellegrini. Buteur d'entrée contre la Real Sociedad (1-0), il a surnagé lors du naufrage contre Levante (5-2) avec une note de 8,1 pour Flashscore Ratings.

Insuffisant néanmoins pour débuter contre le Real Madrid. Le retour d'Isco après des mois de blessures la saison dernière et le repositionnement à gauche de Pablo Fornals, le meilleur Bético la saison dernière, l'ont poussé sur le banc. Le résultat a donné raison à son entraîneur, ce qui n'est pas vraiment bon signe avant de débuter la campagne en Ligue des Champions.
À moins que Pellegrini ne veuille le replacer à un poste plus reculé. Après tout, Simeone l'avait utilisé un peu partout sur le terrain lors de sa meilleure saison. Mais entre Marc Roca, notamment passé par le Bayern, et Facundo Bernal acheté 10,5M€ cet été à Fluminense, difficile de le voir s'imposer pour le moment.
Il a cependant encore tout à donner et prouver. Au service du collectif, sa qualité de passes et de percussion peut décoincer des matchs. Un plus dont les Béticos auraient tort de se priver en C1. De plus, l'expérience du joueur dans la compétition ne sera pas de trop. Nommé "homme du match" contre Feyenoord en novembre 2023 (3-1), il avait brillé sur le plan défensif et dans les transitions, représentant une menace constante en un-contre-un. Et si c'était encore le cas cette année ?
