Le Real Madrid a gagné mais c'est surtout l'Inter qui a perdu. Coupables d'erreurs monumentales à ce niveau de la compétition, les Nerazzurri ont donné deux buts rapidement aux Madridistas qui, eux, ont totalement manqué de réalisme en deuxième période avant que les Milanais ne réduisent l'écart, sans arracher l'égalisation (2-1).
Noël avant l'heure
Pourquoi s'embêter à jouer quand votre adversaire vous offre les buts ? La fébrilité défensive de l'Inter a coûté deux buts. Kylian Mbappé (14e) et Federico Valverde (23e) ont profité des largesses des Nerazzurri à la relance pour marquer et créer un écart définitif qui aurait même pu grandir juste avant la pause, après une nouvelle erreur qui aurait pu permettre à Mbappé puis à Jude Bellingham de tuer tout suspense (45e+3).
Si l'on ajoute une perte de balle de Nicolò Barella qui aurait pu bénéficier à Vinicius sans un tacle superbe de Benjamin Pavard (20e) et une autre de ce même Pavard qui a permis à Yann Bisseck de se rattraper de sa bévue sur l'ouverture du score pour mettre Mbappé en échec (26e), l'Inter aurait pu repartir du Bernabéu avec un sacré excédent bagage.
Au terme de la première période, les Madridistas avaient beau n'avoir rien proposé dans le jeu, ils menaient 2-0. En fait, l'Inter avait eu 70% de possession, s'était créé des situations mais entre le manque de spontanéité dans la surface et les parades de Thibaut Courtois face à Marcus Thuram (3e), Lautaro Martínez (13e) et Hakan Çalhanoglu sur coup franc (16e), le réalisme était absent.
L'Inter réduit l'écart trop tard
Les Nerazzurri sont revenus sans Pavard mais avec John Stones. Pas de quoi rassurer défensivement. Lancé avec 50 mètres devant lui, Mbappé s'est vu signer un doublé mais J.Martínez, bien meilleur avec ses mains qu'avec ses pieds, a sauvé son équipe (49e).
Dans la continuité, Curtis Jones a eu une occasion pour réduire l'écart mais Courtois s'est interposé avec l'épaule (50e). Les approximations ont continué avec Thuram (51e) et Lautaro (54e). Puis Courtois a fini d'écoeurer les Intéristes avec une double parade face à Lautaro (signalé hors-jeu ensuite) et Jones (55e).
Le troisième but merengue semblait n'être qu'une question de temps. Brahim s'est régalé face à Jones et après l'avoir éliminé, sa louche pour Bellingham était une offrande... sauf que l'Anglais a été trop sûr de son fait et J.Martínez a réalisé une parade miraculeuse de la jambe (59e).
Alessandro Bastoni a tenté sa chance à 20 mètres mais Courtois a détourné en corner avant d'être attentif sur un coup de billard (64e).
Le manque de réalisme n'était pas l'apanage de l'Inter. Mbappé a à son tour manqué une grosse occasion (67e), tout comme Brahim après une transition rapide initiée par un tacle rageur de Bellingham (69e).
De l'autre côté du terrain, Lautaro balbutiait de nouveau (68e, 71e). Mais c'est bien l'Argentin, trouvé par Bisseck, qui s'est arraché pour centrer en retrait à destination de Carlos Augusto, plus prompt que son ancien coéquipier Denzel Dumfries pour marquer à bout portant (77e).
Entré en jeu, Yan Diomandé a fixé sur le côté droit de la surface avant de frapper sans angle, ce qui a permis à J.Martínez de repousser la tentative (82e).
Alors que l'Inter faisait le siège, José Mourinho a sorti Vinicius pour Álvaro Carreras... sauf que le Brésilien a mis trop de temps à quitter la pelouse, forçant son équipe à jouer à 10 pendant une minute, comme le veut la nouvelle règle. Nouvel entrant, Henrikh Mkhitaryan a décoché une belle frappe équilibrée, repoussée par Courtois (90e).
Le Real Madrid s'est finalement imposé mais les sifflets du Bernabéu valent toutes les notes : il faudra faire bien mieux pour convaincre.
Homme du match Flashscore : Brahim Díaz

