Les spectateurs présents au stade Bollaert-Delelis ne sont pas près d’oublier le carnage qui s’y est produit, qu’ils soient supporters de Lens ou du Côme.
Une saison moyenne jusqu’ici pour Lens
Les joueurs qui ont disputé ce match ne sont certainement pas près de l’oublier non plus.
Lens ne réalise en aucun cas une mauvaise saison 2026/27, avec une actuelle neuvième place en Ligue 1 grâce à quatre victoires, un nul et quatre défaites. Le club a inscrit 16 buts et en a encaissé 13.
Le club n’est toutefois pas encore au niveau de la saison dernière, lorsqu’il avait terminé deuxième sous les ordres de Pierre Sage, parti depuis à Crystal Palace. Il est clair que Lens offre des occasions à ses adversaires sous la direction de Yannick Cahuzac, mais lui et son groupe ont tout de même dû être complètement sonnés par ce qui s’est passé mercredi.
Son homologue, Cesc Fabregas, a été l’un des meilleurs footballeurs de sa génération. Il est aussi en train de se faire un nom dans le métier d’entraîneur.
Consultez ici le résumé du match.
Le Côme attire tous les regards
Il a qualifié le Côme pour sa toute première campagne en Ligue des champions, tout en le maintenant dans la course en Serie A.
Au moment d’écrire ces lignes, les Lariani occupent méritéement la quatrième place de l’élite italienne, à seulement deux points de la deuxième et à cinq longueurs de la Lazio, leader.

La manière dont le club a démantelé Lens va désormais attirer tous les regards sur la « petite équipe du lac de Côme ».
Une victoire 9-1 à l’extérieur est un séisme, à tous points de vue. Il s’agit de la plus large victoire ex aequo de l’histoire de la compétition, mais aussi seulement de la deuxième fois qu’une équipe inscrit neuf buts lors d’un match. La première avait été signée par le Bayern Munich, vainqueur 9-2 du Dinamo Zagreb.
Paz presque parfait
Le match de mercredi a offert de nombreux sujets de discussion. Fabregas aura été ravi que le débutant en LDC Matteo Papaccioli conclue la marque pour sa première apparition dans la compétition, seulement 30 minutes après son entrée en jeu.
Les gros titres se sont tournés vers Tasos Douvikas, auteur d’un triplé et d’une passe décisive. C’est parfaitement compréhensible.
Pourtant, un joueur est le véritable chef d’orchestre du Côme. Ce jeune homme possède un avenir des plus prometteurs et s’est vu confier la responsabilité de reprendre le numéro 10 de l’Argentine à Lionel Messi.
Nico Paz n’a encore que 22 ans, mais il joue comme un vétéran et dicte le jeu depuis son poste de milieu offensif.
Une masterclass en LDC
Son éclosion n’est pas une surprise. Avec Fabregas, il bénéficie d’un entraîneur qui encourage pleinement le jeune joueur à s’exprimer comme il l’entend.
Accorder une telle liberté à un joueur est rare dans le football moderne, mais le cas de Paz est facile à comprendre.

Avant même le match contre Lens, il était devenu le deuxième Argentin le plus jeune, derrière Messi seulement, à marquer en Ligue des champions contre Manchester United. Il avait alors livré une prestation digne d’un homme du match.
Face au club français, il a encore réalisé une masterclass en Ligue des champions, avec une note Flashscore de 9,3.
Solide en attaque comme en défense
Ses deux passes décisives lui en donnent cinq au total dans cette édition, soit davantage que n’importe quel autre joueur de la compétition. Ses quatre tirs tentés sont également le meilleur total parmi les joueurs du Côme en LDC 2026/27.
Seul Ruben Aguilar, côté lensois, a égalé ses 16 passes vers le dernier tiers. Curieusement, sa qualité de passe a été son seul point faible de la soirée.
Avec seulement 73,5 % de passes réussies, il a signé sa moins bonne prestation sous le maillot du Côme. Cela n’a toutefois guère eu d’importance au vu du résultat final.
Ses sept touches de balle dans la surface adverse constituent le meilleur total de la rencontre. Il en a compté plus du double de n’importe quel joueur de Lens.

Avec cinq dribbles, dont trois réussis, il n’a été devancé mercredi que par Martin Baturina (sept et quatre, respectivement). Il a aussi remporté sept duels en un contre un sur 15 tentés, un total que personne n’a dépassé.
Seul Thorgen Hazard, côté lensois, a obtenu davantage de fautes que les deux provoquées par Paz. L’Argentin a également remporté 100 % de ses tacles, au terme d’une prestation véritablement envoûtante.
La clause de rachat du Real Madrid
Le Real Madrid doit certainement regretter de l’avoir laissé quitter le club, car il est en train de devenir l’un des meilleurs joueurs d’Europe à son poste.
Une clause de rachat fixée à 80 millions d’euros existe, mais seul le Real Madrid peut l’activer, et uniquement durant l’été 2027. Il est toutefois difficile d’imaginer une telle opération se concrétiser, puisque les Merengues disposent déjà de joueurs comme Arda Guler, sur lesquels ils peuvent compter.
La trajectoire de Paz est ascendante à une telle vitesse que devenir la doublure de n’importe quel autre joueur serait contre-productif. Et si le Côme continue d’exceller quoi qu’il arrive, pourquoi le jeune homme voudrait-il renoncer à cette situation ?
S’il reste épargné par les blessures, 2026/27 pourrait bien être l’année de Paz. De bonnes performances lors des deux affiches de début d’année face au tenant de la LDC, le PSG, et à l’ancien club de Fabregas, Barcelone, pourraient bien asseoir sa réputation dans le monde du football.
