La FFF a "pris la décision d'une mise à pied conservatoire", ainsi que "d'une demande d'entretien préalable auprès de la fédération" en vue d'une sanction - qui peut aller jusqu'au licenciement -, a expliqué Diallo, précisant qu'un "contrôle judiciaire extrêmement strict ne lui permet pas d'exercer l'ensemble de ses missions auprès du football français".
"On n'est jamais heureux que quelqu'un qui a contribué à la sécurité de l'équipe de France se retrouve aujourd'hui dans une situation plus délicate", a-t-il ajouté, justifiant la mise à pied conservatoire qui permet désormais à M. Sanhadji de "se défendre devant la justice, et que la Fédération et l'équipe de France soient préservées de tous les tumultes judiciaires".
La justice reproche à Mohamed Sanhadji d'avoir touché plusieurs versements de joueurs en échange de services rendus, alors même qu'il était fonctionnaire de police.
Le 16 septembre, il a été mis en examen notamment pour corruption de personne dépositaire de l'autorité publique.
Un don de 60.300 euros de la part de Kylian Mbappé est à l'origine de cette enquête. Dans la foulée de ce versement provenant de la prime du Mondial 2022, il s'est rendu au Cameroun pour organiser la sécurité de l'attaquant des Bleus lors d'un séjour privé.
Ce "don d'usage" avait été signalé par un banquier à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy, en juillet 2024, déclenchant l'ouverture d'une enquête judiciaire.
Policier chargé de la sécurité de l'équipe de France de 2004 à décembre 2025, Mohamed Sanhadji avait dû prendre sa retraite anticipée de la police nationale, sanctionné après avoir reçu ce gros chèque en 2023, sans en avoir prévenu sa hiérarchie.
Malgré cette sanction disciplinaire, la FFF avait décidé de le maintenir en poste.
