Une attaque portée par Michael Olisé et Désiré Doué
Pour son premier rassemblement, Zidane a fait confiance aux "anciens" tout en incorporant de la nouveauté. Ainsi, Estéban Lepaul a connu des débuts en Bleus, tandis que la base Kylian Mbappé/Ousmane Dembélé/Michael Olise est restée. De plus, Bradley Barcola et Désiré Doué ont été rappelés.
Seulement, tout ne s'est pas passé comme prévu. Moins efficace que la saison dernière, Dembélé a eu du mal à s'imposer. Il n'a d'ailleurs ni marqué, ni été passeur décisif alors même qu'il a disputé les quatre matchs au programme.

Sans Mbappé, sorti sur blessure lors du premier match face à la Turquie (1-0), le couloir gauche a été offert à Barcola, puis à Doué. Mais là aussi, sans réussite, le nouvel attaquant de Liverpool a déçu. Ce qui n'est pas arrivé à son ancien coéquipier parisien.
Exceptionnel contre la Belgique à l'aller malgré l'absence de caractère décisif (5 tirs, 16 touches dans la surface adverse et 14 duels remportés), Doué a démontré son importance dans l'effectif. Il l'a également prouvé en l'espace d'une vingtaine de minutes lors de la rencontre retour, puisqu'il a inscrit le but de l'égalisation avant d'être doublement passeur décisif pour Olise.

L'attaquant du Bayern s'est quant à lui exprimé pleinement. Rayonnant, il est apparu tout bonnement indispensable dans cette nouvelle équipe de France. Il faut dire qu'avec quatre buts et deux passes décisives en quatre journées, il est devenu LE joueur en vue.
Les différentes performances ont donc permis de dégager trois profils plutôt clairs. Si Olise restera titulaire, Doué a apporté des alternatives importantes. Celles-ci l'aideront dans la quête d'un poste d'indiscutable. Cependant, il est en concurrence avec Mbappé - si Zidane le garde à gauche. Dans le cas où il le remettrait dans l'axe, la rivalité existerait entre le capitaine français et le Ballon d'Or 2025.
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Un milieu de terrain maîtrisé par Eduardo Camavinga et Lucas Da Cunha
Au milieu aussi, quelques certitudes se sont dégagées. Déjà plébiscité pour ses matchs à la Coupe du monde 2026, Manu Koné a conservé un rôle prépondérant à la récupération durant ce rassemblement.
Là où les choses ont drastiquement changé, c'est du côté d'Eduardo Camavinga et Lucas Da Cunha. L'un n'avait pas été convoqué pour le Mondial, l'autre n'était même pas considéré comme une option cet été. Et pourtant, les deux ont joué un rôle prépondérant dans la réussite des matchs disputés.

Encore une fois, les deux meilleures performances des joueurs ont été contre la Belgique. Camavinga a en effet été noté 7,4/10 par Flashscore Ratings lors de ces rencontres. Da Cunha compte une moyenne de 6,75/10 alors même qu'il n'a été sur le terrain que 29 minutes lors du match retour, et été passeur décisif.
Le milieu du Real Madrid compte également 21 duels remportés durant ces matchs, Da Cunha 13.
Il semblerait qu'ainsi, la récupération et le lien entre la défense et l'attaque soit facilité. Etant donné l'utilisation d'un système en 4-3-3 par Zidane, il ne serait pas surprenant de continuer à voir plusieurs de ses milieux jouer en même temps sur le terrain.
Une défense convaincante
Enfin, on peut se tourner vers la défense. Avec deux buts encaissés sur le total de quatre rencontres, la France a plutôt correctement résisté aux attaques adverses. Mike Maignan y est pour beaucoup, avec pas moins de six arrêts sur sept tirs cadrés en trois matchs, il a affiché une solidité importante.
Celle-ci a été aidée par les bons réflexes de Dayot Upamecano (notamment face à la Turquie - 104 touches de balle, 6 duels gagnés), la régularité de Maxence Lacroix (7,2/10 de moyenne sur trois matchs), et surtout, les grandes performances de Jérémy Jacquet (contre la Belgique et l'Italie - 7,8).
Du côté des latéraux, les parties ont également été équilibrées. Jules Koundé, Pierre Kalulu, Adrien Truffert et Andy Diouf ont chacun eu du temps de jeu. Si le défenseur du Barça a fait parler son expérience pour offrir un peu plus de solidité, les autres n'ont pas été mauvais. Ils ont ainsi permis une vision d'ensemble à leur coach, lequel pourra ajuster ses XI en fonction de l'adversaire.
