Mariana Cabral plus proche de l’Atlético de Madrid, mais un obstacle réglementaire retarde l’accord

Mariana Cabral a travaillé plusieurs années au Sporting
Mariana Cabral a travaillé plusieurs années au SportingJOAO RICO / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Mariana Cabral se rapproche de la prise de fonction à la tête de l’équipe féminine de l’Atlético Madrid, mais l’accord a buté sur un obstacle réglementaire. En cause, l’exigence de la licence UEFA Pro imposée par la fédération espagnole, alors que l’entraîneuse portugaise a déjà obtenu une place dans la formation, qui devrait débuter prochainement.

Mariana Cabral reste la principale candidate de l’Atlético de Madrid pour prendre les rênes de l’équipe féminine la saison prochaine, comme Flashscore l’a révélé le mois dernier. D’après les dernières informations recueillies, les négociations entre les deux parties avancent bien, mais le processus a rencontré ces dernières heures un obstacle d’ordre réglementaire.

Il s’agit de la licence UEFA Pro, exigée par la Fédération royale espagnole de football (RFEF) pour exercer en tant qu’entraîneuse principale en première division féminine espagnole. Mariana Cabral, qui détient la licence UEFA A, a récemment obtenu une place dans une formation UEFA Pro en Estonie, qui débutera prochainement.

Quel est l’enjeu ?

La situation a créé une impasse entre l’interprétation des règlements de l’UEFA et la règle interne de la RFEF. Les règlements de licence de l’UEFA pour les compétitions féminines stipulent qu’un entraîneur peut être considéré comme titulaire de la licence requise dès lors qu’il a commencé la formation correspondante. Une simple inscription ne suffit pas, mais le début effectif de la formation permet de remplir ce critère.

La RFEF, de son côté, maintient une interprétation plus stricte dans son règlement général, exigeant la possession de la licence UEFA Pro pour qu’un entraîneur puisse exercer comme principal en première division féminine.

En pratique, Mariana Cabral est autorisée à suivre cette voie dans le cadre du règlement UEFA dès qu’elle commencera la formation, mais elle reste tributaire de la validation de la fédération espagnole pour pouvoir être inscrite comme entraîneuse principale de l’Atlético Madrid.

Le dossier est particulièrement sensible car l’entraîneuse portugaise avait déjà rencontré des difficultés pour accéder à la formation UEFA Pro. Après avoir surmonté ce premier obstacle, un nouveau blocage administratif est apparu, pouvant compromettre la concrétisation d’un changement qui, à ce stade, semble très proche.

Mariana Cabral se trouve actuellement aux États-Unis, où elle est adjointe du Chicago Stars, en NWSL, dans ce qui constitue sa deuxième expérience sur le sol nord-américain après un passage marquant au Sporting.

En résumé, l’Atlético Madrid, qui souhaite ouvrir un nouveau cycle pour son équipe féminine, a fait de la Portugaise sa priorité pour le poste. L’issue dépendra désormais de la manière dont le club espagnol et la RFEF interpréteront le cadre réglementaire dans les prochaines semaines.