On se demandait bien ce que faisait l'Equipe de France sur la pelouse à Miami. Une première période pleine de rien et quelque chose qui se rapprochait sérieusement de la honte pour la dernière de Didier Deschamps sur le banc. Et puis, l'Angleterre a fait ce qu'elle a beaucoup fait pendant cette Coupe du monde : déjouer totalement, même quand l'écart semblait impossible à combler. Cela a donné un match échevelé, avec dix buts et une victoire finalement arrachée par les Anglais (6-4).
Quatre à la suite
1, 2, 3, 4-0. À la pause, les Three Lions avaient dévoré les Français comme un enfant avait bouloté son 4 heures. Declan Rice (3e), Ezri Konsa (18e) et Bukayo Saka (37e, 45e+1) s'étaient régalés au cours d'une première période où le score aurait pu être bien plus lourd.
Saka avait vu un premier but refusé pour un hors-jeu (12e) avant de manquer de réalisme sur un contre réalisé en double diagonale (35e) ainsi que Marcus Rashford, mis en échec par Mike Maignan sur une frappe en lucarne après avoir mis un petit pont de la semelle en marche arrière à Warren Zaïre-Emery (33e), auraient pu alourdir la note.
Si près...
Colère rentrée, Deschamps a réalisé un quadruple changement. Muette quand ça a commencé à compter, la connexion Michael Olise-Kylian Mbappé s'est retrouvée et a frappé en début de deuxième période (48e).
Les Anglais n'ont pas tenu le temps nécessaire pour empêcher les Bleus d'y croire. Allaient-ils encore reculer et se faire hara-kiri ? Entré en jeu à la pause, Bradley Barcola a été mis sur orbite par Mbappé et il a ajouté un deuxième but tricolore (54e). Ousmane Dembélé (56e, 64e), Michael Olise (61e), Dayot Upamecano (65e) ont mis une pression énorme sur Dean Henderson, et c'est Mbappé qui a fait encore fait la différence (66e), pour devenir désormais le meilleur buteur all-time de la Coupe du monde (22).
Liquéfiés, les Three Lions ont soufflé très fort quand Olise a manqué le cadre de peu (75e). Incapables de retrouver de l'air, les Anglais ont encore reculé d'un cran, quitte à s'asphyxier. De match de sortie indigne pour Deschamps, ce match pour le bronze pouvait désormais mettre Thomas Tuchel sur une catapulte. Jude Bellingham et Elliot Anderson sont entrés pour remettre un peu d'ordre. Mais les soldes chez Harrods n'étaient pas terminées. Sur son premier ballon, Bellingham s'est promené mais il a voulu fignoler et humilier Maignan... Loupé. Sur le contre, les Bleus leur ont rendu la pareille mais Olise, seul pour conclure, a incompréhensiblement manqué la cible (81e).
... si loin
Mais le rêve de remontée a pris fin de manière abrupte. Sur un débordement de Djed Spence, Malo Gusto a été pris de vitesse et il a provoqué un penalty incontestable. Bellingham l'a laissé à Saka qui s'est offert un triplé (87e).
Ce n'était pas encore fini ! Dans les ultimes soupirs des arrêts de jeu, Dembélé a enroulé du gauche côté opposé pour ramener les Bleus à un seul but (90e+6). Mais l'exploit n'aura pas lieu. Bellingham est reparti dans un slalom spécial et, cette fois, il a trouvé les filets (90e+8).
Un feu d'artifice pour finir mais une petite punition tout de même pour la France qui termine donc 4e d'un Mondial où elle se voyait au firmament peut-être un peu trop tôt.
